Le Soudan accepte le déploiement de la force hybride ONU-UA au Darfour

12 juin 2007

Le Secrétaire général des Nations Unies a salué aujourd&#39hui le résultat des consultations de haut-niveau sur la force hybride de l&#39ONU et de l&#39Union africaine au Darfour, dont le déploiement a enfin été accepté par le gouvernement du Soudan.

« Il espère une mise en oeuvre rapide des trois phases de cette opération de maintien de la paix au Darfour », souligne un message transmis par sa porte-parole, Michèle Montas, lors de son point presse quotidien au siège des Nations Unies à New York.

Le Secrétaire général insiste également sur la nécessité d' « un cessez-le-feu intégral immédiat couplé d'un processus politique global, des étapes essentielles pour arriver à une solution durable à la crise au Darfour ».

Les participants aux consultations de haut-niveau qui ont eu lieu ces deux derniers jours dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, ont souligné quant à eux l'importance de résolutions et de décisions autorisant cette opération, à la fois au Conseil de sécurité et au Conseil de paix et sécurité de l'Union africaine.

Ils ont convenu d'un cessez-le-feu et d'un processus politique global, insistant sur la nécessité que les pays contributeurs de troupes militaires et de police, tout comme les donateurs, facilitent un déploiement rapide et couronné de succès de l'opération hybride.

Le 19 décembre 2006, le Conseil de sécurité avait souscrit aux conclusions d'une réunion à Addis-Abeba un mois plus tôt qui avait abouti à un accord sur la formation d'une force mixte des Nations Unies et de l'Union africaine pour maintenir la paix dans la région du Darfour en proie à une nouvelle flambée de violence.

Tout en en acceptant le principe, le Soudan, par la voix de son président Omar El-Béchir, avait depuis émis des réserves qui ont retardé le déploiement de cette force (dépêche du 15.03.2007).

L'ONU et l'UA prévoient le déploiement de 19.000 à 20.000 soldats, 3.700 policiers et 19 unités de police pour répondre aux besoins sur le terrain dans la province occidentale du Darfour, où le conflit a fait depuis 2003 plus de 200.000 victimes et entraîné le déplacement de 2,5 millions de personnes, à l'intérieur du Soudan et dans les pays voisins, en particulier au Tchad.

La Mission de l'Union africaine au Soudan (MUAS), forte de 7 000 hommes et déployée au Darfour depuis 2004, s'est révélée incapable de protéger les populations civiles de la région.

 

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