RDC : l&#39ONU condamne un massacre de civils au Sud Kivu

29 mai 2007

Près de 18 civils tués à l&#39arme blanche, dont des femmes et des enfants, 27 blessés, et 18 personnes enlevées: tel est le bilan provisoire d&#39un massacre perpétré par des miliciens du FDLR/Rasta dans l&#39Est de la République démocratique du Congo (RDC), condamné aujourd&#39hui par la Mission de l&#39ONU dans le pays.

« Dans la nuit du 26 au 27 mai, un groupe de 10 à 12 miliciens, que l'on suppose être des FDLR/Rasta, a attaqué les villages de Nyabuluze et de Muhungu, à 7 km au sud de Kanyola dans le secteur de Walungu de la Province du Sud Kivu, dans le Nord Est de la RDC », affirme un communiqué de la Mission de l'Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) publié aujourd'hui à Kinshasa.

« La MONUC condamne fermement et avec la plus grande indignation cet horrible massacre de civils innocents », souligne le communiqué.

Selon la MONUC, « toutes les victimes ont été tuées ou blessées dans leur sommeil car ces attaques ont été menées dans le plus grand silence, les assaillants ayant commis leur forfait à l'aide de machettes, de baïonnettes, de couteaux et de gourdins afin d'éviter des coups de feu qui auraient pu révéler leur présence ».

Les miliciens des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda), groupe armé composé à l'origine d'éléments extrémistes Hutu ayant participé au génocide rwandais, ont « néanmoins été surpris, vers trois heures du matin, par une patrouille de la MONUC en véhicule blindé, alors qu'ils s'étaient introduits dans un troisième village, celui de Chihamba. La patrouille est intervenue, ouvrant le feu sur ces criminels et les empêchant ainsi de commettre un autre massacre. »

« Avant de s'enfuir dans la forêt toute proche, les attaquants ont laissé des notes sur les cadavres, déclarant que ces violences avaient été commises en représailles aux opérations menées contre eux par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ».

La MONUC précise que l'armée congolaise mène depuis hier des opérations, avec l'appui des unités de la MONUC, qui ont permis à quatre otages de s'échapper.

Il semblerait aussi que les cadavres de 12 otages aient été retrouvés dans la forêt où les assaillants ont pris la fuite.

« La protection des populations civiles est au coeur du mandat de la MONUC et, sans son intervention, il est certain que le bilan de ce massacre eut été bien plus lourd », souligne le communiqué qui précise que « la sécurité des Congolais et la protection du territoire national de la RDC sont la responsabilité première de son gouvernement, de ses forces armées et de sa police nationale ».

La MONUC « appelle les autorités congolaises à tout mettre en oeuvre afin que les coupables de ces crimes atroces soient poursuivis, arrêtés et répondent de leurs actes, et leur demande de faire tout leur possible afin de s'assurer que de telles tragédies ne se renouvellent pas ».

 

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