Journée mondiale de la biodiversité : préserver les &#39fondements même de la vie sur terre&#39

22 mai 2007

« La diversité biologique est le fondement de la vie sur terre et l&#39un des piliers du développement durable », a rappelé le Secrétaire général de l&#39ONU, Ban Ki-moon, à l&#39occasion de la Journée mondiale de la biodiversité célébrée dans le monde aujourd'hui.

« La richesse et la variété de la vie sur terre » permettent aux êtres humains d'avoir accès à « l'eau potable, la nourriture, le logement, les médicaments et les vêtements ». « De plus, les environnements riches en diversité sont capables de résister en cas de catastrophe naturelle.», a déclaré Ban Ki-moon.

« Or, la diversité biologique s'appauvrit à un rythme sans précédent, ce qui, par voie de conséquence, affaiblit gravement la capacité de notre planète de maintenir la vie », a-t-il déploré.

« À mesure que le monde s'intéresse aux changements climatiques, les liens entre ceux-ci et la biodiversité se présentent de plus en plus clairement », a affirmé le Secrétaire général.

Citant le rapport intitulé « Evaluation des écosystèmes pour le Millénaire » - qui fait le point des connaissances actuelles des écosystèmes mondiaux et des services qu'ils rendent à l'humanité - le Secrétaire général a souligné que le changement climatique était « l'une des causes les plus importantes de l'appauvrissement de la diversité biologique avec la modification des modes d'utilisation des terres ».

Le choix du thème de la Journée internationale de la diversité biologique célébrée cette année, à savoir « La diversité biologique et le changement climatique », est donc particulièrement opportun, a dit le Secrétaire général qui a rappelé que « la préservation et l'exploitation viable de la biodiversité sont des éléments essentiels de toute stratégie d'adaptation aux changements climatiques ».

Par exemple, les forêts de palétuviers et d'autres zones côtières humides sont un rempart contre les phénomènes météorologiques extrêmes et l'élévation du niveau des mers. Les paysages agricoles devenant plus chauds et plus secs, la diversité du bétail et des cultures céréalières peut donner aux exploitants agricoles la possibilité de s'adapter aux nouvelles conditions. Les forêts, les tourbières et d'autres écosystèmes contribuent au piégeage du dioxyde de carbone présent dans l'atmosphère, ce qui permet de limiter l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

Le Secrétaire général a rappelé que les Etats Membres des Nations Unies s'étaient engagés à agir dans le cadre de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC).

« Dans l'intérêt des générations, actuelles et futures, nous devons atteindre les objectifs de ces instruments capitaux », a-t-il dit.

 

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