« Pas de mauvaise volonté de la part des parties en Côte d&#39Ivoire », affirme le représentant de Blaise Campaoré

18 mai 2007

« Il n&#39y a aucune mauvaise volonté de la part des deux parties signataires de l&#39accord » de Ouagadougou, a déclaré aujourd&#39hui à New York Djibrill Bassolé, Ministre de la sécurité nationale de Burkina Faso au nom du Facilitateur du Dialogue direct inter-ivoirien, le Président Compaoré.

« Nous avons été dépêchés par le facilitateur, le président Blaise Campaoré, pour demander le soutien du Conseil de sécurité dans le processus de sortie de crise en Côte d'Ivoire », a déclaré aujourd'hui Djibrill Bassolé devant la presse à l'issue d'une séance du Conseil de sécurité consacré à l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire ( ONUCI ).

Ce dernier a rappelé que le Secrétaire général avait déjà rendu un rapport sur la base de la mission du Sous-secrétaire général aux opérations de maintien de la paix, Hédi Annabi (dépêche du 16.05.2007).

« Il n'y a aucune mauvaise volonté de la part des deux parties signataires de l'accord d'aller résolument vers la sortie de crise », a-t-il ajouté, précisant que « les difficultés rencontrées sont d'ordre technique et administratives et techniques ».

Djibrill Bassolé a rappelé qu'un calendrier avait été établi. « Le chronogramme a été respecté dans ses grandes lignes », a-t-il ajouté.

Interrogé sur les attentes en matière d'assistance soumises aux Nations Unies, le ministre de la Sécurité nationale du Burkina Faso a évoqué le maintien du soutien à l'accord politique, le maintien du dispositif de sécurité, c'est-à-dire de l'ONUCI, et la nécessité « qu'à toutes les étapes, les Nations Unies puissent certifier le processus électoral qui aura pour finalité de réconcilier tous les Ivoiriens ».

Prenant la parole à sa suite, le représentant de la Côte d'Ivoire, Alcide Djedje, s'est déclaré « satisfait du rapport du Secrétaire général, notamment en ce qui concerne la suppression du poste de Représentant spécial pour les élections, dont le rôle sera rempli par le Représentant spécial du Secrétaire général », sans « rôle d'arbitrage ».

Il a demandé la reconduction du mandat de l'ONUCI, au mois de juin, « à la lumière de l'Accord de Ouagadougou ».

En réponse à une question, il a expliqué que les retards constatés s'expliquaient par le délai dans la nomination des membres du gouvernement et de leurs collaborateurs.

Il a indiqué que le 25 mai, le Conseil des ministres ivoirien adopterait la feuille de route, après quoi, début juin, les juges seront nommés, le redéploiement de l'administration commencera et le président se rendra à Bouaké pour le lancement du processus de démobilisation et de réinsertion des combattants.

 

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