HCDH : les forces de sécurité soudanaises seraient impliquées dans des attaques au Sud-Darfour

18 mai 2007

La Haut Commissaire aux droits de l&#39homme, Louise Arbour, a appelé aujourd&#39hui le gouvernement soudanais à lancer immédiatement une enquête indépendante sur l&#39implication de ses forces de sécurité dans des attaques contre des villages au Sud-Darfour.

« Les attaques menées près de Nyala auraient fait plus d'une centaine de morts et causé le déplacement de milliers de personnes depuis le mois de janvier », rapporte un communiqué du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) publié aujourd'hui à Genève.

Le HCDH fait état de « témoignages extrêmement cohérents relatant les attaques ». Entamées le 6 janvier, ces attaques ont trouvé leur point culminant le 31 mars.

Dans tous les cas, les attaquants ont été décrits comme des membres des Services secrets chargés de surveiller la frontière, la plupart du temps habillés d'uniformes beiges ou kaki et se déplaçant dans des véhicules des Services secrets équipés de mitrailleuses, ajoute le communiqué.

« Lors des incidents, les attaquants ont tiré de façon indiscriminée depuis les alentours des campements puis ont tué les hommes à l'intérieur, avant de piller systématiquement les objets de valeur, en particulier le bétail ».

Autre point commun à toutes ces attaques : l'incendie volontaire d'une partie des campements.

« Le rapport du HCDH conclut que le Soudan manque à son obligation de protéger les droits fondamentaux des populations dans la région de Bulbul », indique le communiqué.

Selon le Haut Commissariat, les attaques seraient liées à un contentieux sur des terres entre les populations Rizeigat, Abbala et Tarjum, les membres des deux groupes se décrivant comme étant des populations arabes.

 

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