PNUE : le nouveau traité sur la protection de la mer Caspienne lancé la semaine prochaine

17 mai 2007

La conférence inaugurale sur la Convention-cadre pour la protection du milieu marin de la mer Caspienne, le premier accord juridiquement contraignant jamais adopté par les cinq pays qui l&#39entourent, aura lieu en Azerbaïdjan du 23 au 25 mai, annonce aujourd&#39hui le Programme des Nations Unies pour l&#39environnement (PNUE).

« Le partenariat régional établi par cette Convention aidera à la gestion durable des ressources naturelles et des ressources liées de la mer Caspienne, qui ont une grande importance économique », a déclaré Achim Steiner, Secrétaire général adjoint et Directeur exécutif du PNUE dans un communiqué publié aujourd'hui dans la capitale azerbaïdjanaise, Bakou.

« C'est une bonne nouvelle pour les millions de personnes de la région et pour la contribution régionale aux efforts mondiaux contre les changements climatiques et les pertes en biodiversité », a-t-il souligné.

Aux termes de cette Convention, entrée en vigueur au mois d'août, l'Azerbaïdjan, l'Iran, le Kazakhstan, la Fédération de Russie et le Turkménistan vont collaborer pour contrer la crise environnementale dans la zone causée par la destruction de l'habitat, la pollution industrielle et la surexploitation des ressources naturelles, en particulier des poissons.

La Conférence de Bakou avancera dans la rédaction de quatre protocoles à la Convention qui définiront les obligations spécifiques et détaillées relativement à la conservation de la biodiversité, l'évaluation des conséquences environnementales des activités humaines et les accidents de pollution liée notamment au pétrole.

Le but de cette Conférence est de permettre une adoption de ces textes avant la prochaine Conférence qui aura lieu en 2008 en Iran. Une proposition de ce pays sur un protocole concernant la pêche et l'adoption d'un programme d'un an sera également étudiée.

La mer Caspienne, légèrement salée et d'une superficie de 370.886 kilomètres carré, est la plus grande des masses d'eau enclavée du monde. Nourrie par quelques 130 rivières, en particulier à 75% par la Volga, elle offre un immense potentiel pour l'écotourisme et pour une pêche et une agriculture durables.

Toutefois, elle est polluée par les émissions industrielles, les déchets radioactifs, toxiques et agricoles, les eaux usées et les fuites de pétrole des nombreux pipelines qui la traversent.

Riche en biodiversité avec au moins 400 espèces endémiques, elle est aujourd'hui menacée en raison d'une surexploitation particulièrement grave de ses ressources –l'esturgeon qui fournit le caviar en étant l'exemple le plus flagrant- et en raison des espèces étrangères envahissantes et nocives qui s'y sont introduites depuis l'ouverture du canal Volga-Don.

Pour une raison encore floue, la mer Caspienne connaît également des fluctuations importantes de son niveau qui ont des conséquences graves, comme en 1977 où les zones côtières ont été brusquement inondées, causant des milliards de dollars de dégâts.

Le nouveau traité qui sera lancé à Bakou engage les gouvernements des cinq pays qui entourent la mer Caspienne à empêcher et réduire la pollution, restaurer l'environnement, utiliser les ressources naturelles d'une manière durable et raisonnable et de coopérer les uns avec les autres, ainsi qu'avec les organisations internationales, pour protéger l'environnement.

 

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