L&#39ONU se fixe comme objectif de réduire de 30% la consommation énergétique du Siège de New York

16 mai 2007

Nous profiterons de la rénovation du siège de l&#39ONU à New York pour avancer vers un Siège plus « vert », avec pour objectif une économie de 30% de la consommation énergétique du bâtiment, a assuré aujourd&#39hui Alicia Barcena Ibarra, Secrétaire général adjointe à la gestion.

« Ce n'est pas facile puisqu'il s'agit de rénover un bâtiment relativement vieux, et pas de construire un tout nouvel édifice », a-t-elle expliqué lors d'une conférence de presse où elle a détaillé le Plan-cadre d'équipement adopté par l'Organisation pour ces travaux (webcast).

Ce Plan-cadre coûtera 1,9 milliard de dollars, financés par les Etats membres. La rénovation se déroulera à partir de 2008 jusqu'en 2014, 10 étages par 10 étages (sur un bâtiment qui en compte 38), en commençant par les étages supérieurs. Ainsi, les activités au Siège pourront se poursuivre, sans interruption.

Soulignant les préoccupations et les risques que ces travaux peuvent soulever chez le personnel, Alicia Barcena a assuré qu'une attention particulière allait y être portée.

« Il faut que les Nations Unies montrent la voie », a-t-elle déclaré, en particulier en matière d'efficacité énergétique et donc d'impact écologique.

Nous étudions actuellement la possibilité de procéder à un audit environnemental sur le modèle de ce que le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) a engagé pour ses locaux à Nairobi, a-t-elle ajouté.

Au niveau de la sécurité, la Secrétaire général adjointe a souligné que les violations ou les insuffisances constatées l'année dernière en matière d'alarme-incendie, lors d'une visite du Département des pompiers de New York, étaient traitées les unes après les autres.

Interrogée sur la possibilité pour le Siège d'être transféré à Bonn, dans les locaux de l'ancien gouvernement de la République Fédérale Allemande, elle a indiqué qu'un déménagement total n'était envisagé que dans le cadre d'une catastrophe de grande ampleur.

Une Cellule de gestion des crises est intégrée aux Nations Unies et a élaboré quatre scénarios catastrophes, aux niveaux local, de la ville de New York, du pays-hôte et d'une pandémie, développés davantage depuis le 11 septembre 2001, et les villes de Genève ou de Bonn figurent effectivement dans ces scénarios, a-t-elle indiqué.

Alicia Barcena a également été sous le feu des questions concernant la réforme du Département des opérations de maintien de la paix de l'ONU (DPKO selon l'acronyme anglais), qui est en discussion actuellement au Siège et qui envisage de scinder ce Département en deux (dépêche du 05.02.2007).

Pour mieux soutenir les agents sur le terrain, cette restructuration prévoit 495 postes supplémentaires (398 nouveaux, le reste transféré d'autres départements) pour un coût de 65 millions de dollars, dans le cadre du compte d'appui aux opérations de maintien de la paix.

Il n'y aura donc pas d'augmentation du budget général mais seulement de ce compte d'appui qui a très peu augmenté ces trois dernières années, et certainement pas à la même vitesse que les opérations de maintien de la paix, a plaidé Alicia Barcena.

« Notre proposition est de porter ce compte en 2007 à 254,5 millions de dollars », a-t-elle précisé.

Enfin, la Secrétaire général adjointe à la gestion a été interrogée sur l'audit en cours sur les opérations du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en République populaire démocratique de Corée (dépêche du 26.04.2007).

Elle a indiqué que le rapport des auditeurs était actuellement examiné par les pays mandatés pour l'audit (à savoir la France, les Philippines et l'Afrique du Sud) et qu'il devrait être transmis dans les semaines qui viennent.

 

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