L&#39OMS ouvre son Assemblée à Genève, du 14 au 23 mai, sur la question de la grippe aviaire

14 mai 2007

L&#39Assemblée mondiale de la Santé, l&#39organe de décision suprême de l&#39Organisation mondiale de la santé (OMS) qui réunit chaque année en mai à Genève les délégations de ses 193 Etats Membres, s&#39est ouverte aujourd&#39hui pour une série de débats allant de la grippe aviaire à l&#39éradication du paludisme.

« L'Assemblée mondiale de la Santé a pour principale fonction de déterminer les politiques de l'organisation », rappelle un communiqué de l'agence.

Cette année, l'Assemblée examinera notamment les points suivants : éradication de la poliomyélite, tuberculose, systèmes de santé et systèmes de soins d'urgence, santé bucco-dentaire, stratégie sur les spécificités de chaque sexe, et grippe aviaire et pandémique.

Un rapport de l'OMS du 22 mars dernier récapitulait l'état des efforts pour parvenir à la fabrication d'un vaccin contre la grippe aviaire.

Selon ce rapport, l'existence de diverses variétés du virus H5N1 « complique la sélection d'une souche optimale pour la mise au point d'un vaccin ».

Si « des efforts intenses sont en cours pour aboutir à des vaccins contre la grippe pandémique », l'OMS souligne que « les chercheurs ne sont pas en mesure de prévoir laquelle des souches qui circulent actuellement pourrait être à l'origine d'une pandémie ».

« Cette divergence génétique a également intensifié la nécessité d'un échange rapide avec les laboratoires de l'OMS de tous les virus récemment isolés chez l'homme et l'animal, de données sur les séquences génétiques et d'informations recueillies à l'issue des examens cliniques et épidémiologiques sur des sujets humains infectés par ces virus ».

« Ces échanges internationaux de virus, d'informations sur les séquences et de résultats cliniques et épidémiologiques sont nécessaires pour permettre une évaluation globale du risque pandémique, la production de réactifs et nécessaires diagnostics de pointe et la surveillance de la résistance aux antiviraux, ainsi que pour mettre au point des vaccins efficaces contre la grippe pandémique », souligne l'OMS.

« Quelques mois, voire quelques semaines, devraient suffire pour qu'une pandémie de grippe se propage au monde entier. Les échanges de virus H5N1 et de données sur les séquences aux fins de la recherche-développement de vaccins jouent donc un rôle déterminant pour la protection de la santé publique dans tous les pays, et cette responsabilité est collective », insiste le rapport soumis à l'Assemblée mondiale de la santé.

« Mais les pays les plus gravement touchés par les flambées aviaires et par les cas humains sont le plus souvent des pays en développement, et rares sont ceux qui disposent des capacités de fabriquer des vaccins contre la grippe pandémique ».

Un appel en faveur d'un échange systématique plus rapide des virus H5N1 doit donc être accompagné de mesures visant à améliorer les perspectives d'accès et de fourniture des vaccins contre la grippe pandémique, souligne le rapport.

Les sujets abordés au cours des prochains jours compteront aussi l'éradication de la variole (destruction des stocks de virus variolique), le paludisme (y compris la proposition d'instaurer une Journée mondiale du paludisme); la lutte contre les maladies non transmissibles (mise en ?uvre de la stratégie mondiale); l'intégration de l'analyse des spécificités de chaque sexe dans les activités de l'OMS et un projet de plan d'action mondial pour la santé des travailleurs ainsi que l'amélioration des médicaments destinés aux enfants.

Deux orateurs invités s'adresseront à l'Assemblée demain15 mai : Thoraya Ahmed Obaid, Directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et Jens Stoltenberg, Premier ministre de Norvège.

 

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