Le processus électoral au Népal doit assurer la représentation politique de tous les groupes, rappelle Ian Martin

4 mai 2007

Après 10 ans de conflit entre les Maoïstes et l&#39Etat, il y a aujourd&#39hui un deuxième ensemble de questions à prendre en compte dans le processus de paix au Népal, notamment en matière de représentation des groupes traditionnellement marginalisés dans le pays, a expliqué aujourd&#39hui le Représentant spécial du Secrétaire général pour le Népal, Ian Martin, estimant que le report de la date des élections devrait permettre d&#39avancer en la matière.

Ce report à une date pas encore déterminée des élections de l'Assemblée constituante népalaise, prévues initialement au mois de juin, constitue une déception pour de nombreuses parties au processus, a-t-il reconnu devant la presse, après un exposé devant le Conseil de sécurité aujourd'hui à New York.

« Cela va néanmoins permettre d'avoir le temps de mettre en place les éléments nécessaires à l'élection, notamment en terme de représentativité des minorités traditionnellement marginalisées dans le pays », a-t-il souligné (dépêche du 01.05.2007).

« Au-delà du processus de paix, il y a maintenant un deuxième ensemble de questions à prendre en compte », a-t-il insisté, évoquant notamment l'extrême sous-représentation des femmes au Népal, ainsi que de nombreux groupes historiquement écartés de la prise de décision.

« Les élections pourraient avoir lieu en novembre », a-t-il annoncé, notant que cette date figurait encore dans le cadre du mandat de 12 mois de la MINUNEP (Mission politique des Nations Unies au Népal).

« Nous sommes à un moment extrêmement important dans le processus de paix », a-t-il souligné, rappelant que le mouvement populaire qui a conduit le roi à céder le pouvoir célébrait son premier anniversaire.

« Il y a un an, personne n'aurait pu imaginer que le Népal en serait là où il est aujourd'hui ».

Selon Ian Martin, le processus de paix est « une extraordinaire réussite, une réussite népalaise avant tout », mais il reste toujours de grands défis à relever.

« Il serait irréaliste de considérer ce processus comme facile mais je suis optimiste car ce sont les Népalais qui en portent le crédit », a-t-il déclaré.

Ian Martin a dit avoir perçu un intérêt et un soutien fort de la part du Conseil de sécurité.

Interrogé sur les conditions de vie dans les camps de cantonnement militaire, qui seraient notamment infestés de serpents, le Représentant spécial a fait état de « graves préoccupations » et assuré que l'ONU, avec le concours du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en particulier, avait offert au gouvernement toute son assistance.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.