Lancement du &#39Pacte international pour l&#39Iraq&#39 : la dette extérieure sera allégée de 30 milliards de dollars, affirme Ban Ki-moon

3 mai 2007

Le Secrétaire général de l&#39ONU, Ban Ki-moon, a annoncé aujourd&#39hui à Charm el-Cheikh en Egypte des engagements financiers qui permettront d&#39alléger la dette extérieure iraquienne de près de 30 milliards de dollars, lors du lancement, en présence de 70 délégations et Premier Ministre Nouri Al-Maliki, du Pacte international pour l&#39Iraq.

Lors d'une conférence de presse à l'issue de la réunion d'ouverture, Ban Ki-moon s'est dit satisfait de pouvoir annoncer des « engagements concrets » à savoir tout d'abord « un large soutien aux termes du Club de Paris sur la dette iraquienne ».

Selon sa propre description, le Club de Paris est un groupe de créditeurs institutionnels dont le rôle est de trouver des solutions coordonnées et durables aux difficultés de paiement rencontrées par les pays débiteurs, notamment en trouvant des moyens de les rééchelonner.

« Des engagements financiers spécifiques ont été faits à hauteur de plus de 30 milliards de dollars », a dit Ban Ki-moon.

« Cela comprend des engagements, sur la base des termes du Club de Paris, de la part de la Bulgarie, de la Chine, de l'Arabie saoudite et de la Grèce, ainsi que de nouveaux engagements de la part du Royaume-Uni, de l'Australie, de l'Espagne, de la Chine, du Danemark, de la Corée du Sud et d'autres ».

Lors du lancement du Pacte pour l'Iraq ce matin, le Secrétaire général avait rappelé qu'en substance, « le Pacte représente une feuille de route pour les cinq prochaines années qui vise à aider l'Iraq à atteindre ses objectifs à long terme, à savoir la prospérité économique, la stabilité politique et la sécurité durable.

« Il y aura beaucoup à faire pour garder le pays sur la bonne voie, mais je suis sûr que son peuple et son gouvernement sont à la hauteur du défi », a déclaré Ban Ki-moon.

« Il est indispensable de trouver des solutions politiques pour jeter les bases d'un pays pacifique et prospère », a dit le Secrétaire général qui a souligné qu'aux termes du Pacte international, « le gouvernement iraquien s'est engagé à mener un certain nombre d'initiatives importantes pour promouvoir le dialogue et la réconciliation à l'échelle nationale ».

En outre, le gouvernement iraquien s'est engagé à réviser la Constitution, à respecter un calendrier législatif conçu pour renforcer l'unité nationale, et notamment à adopter des lois garantissant le partage équitable des ressources naturelles et de la richesse du pays entre toutes les communautés iraquiennes.

« Le Pacte constitue un cadre important sur lequel nous fonder pour nous acquitter de nos responsabilités partagées vis-à-vis de l'Iraq et de son peuple », a dit le Secrétaire général qui a expliqué que l'ONU, avec la Banque mondiale et d'autres partenaires clefs, collaborera avec le Gouvernement iraquien à la réalisation de son projet.

Bien sûr, l'Iraq est un pays riche en ressources. Un des objectifs a donc été d'identifier les failles qui marquent la période de transition et d'essayer de trouver les moyens de les colmater au moyen du Pacte.

« Nombre de pays ont contribué, notamment les membres du Club de Paris qui ont annulé 80 % des dettes de l'Iraq. J'encourage d'autres pays à suivre cet exemple dans le cadre d'arrangements bilatéraux », a-t-il affirmé.

« Comme j'ai pu le constater par moi-même au cours de ma récente visite à Bagdad, l'Iraq se débat dans d'immenses difficultés. Nous ne pouvons pas le laisser y faire face tout seul », a conclu Ban Ki-moon.

 

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