La Vice-Secrétaire générale Asha-Rose Migiro appelle à donner un nouvel élan aux Objectifs du Millénaire

1 mai 2007

« Je me servirai de ma tribune pour faire avancer la cause du développement » a déclaré aujourd&#39hui la Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, Asha-Rose Migiro au cours de la première conférence de presse qu&#39elle a donné au Siège de l&#39ONU à New York, au retour d&#39un voyage officiel en Afrique.

« Je me servirai de ma tribune pour faire avancer la cause du développement » a déclaré aujourd'hui la Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, Asha-Rose Migiro au cours de la première conférence de presse qu'elle a donné au Siège de l'ONU à New York, au retour d'un voyage officiel en Afrique.

Les choses doivent aller vite parce que nous sommes déjà à mi-chemin de la date butoir fixée pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), c'est-à-dire 2015, a-t-elle prévenu. « Compte tenu des retards accumulés dans certains pays, il est important de donner un nouvel élan aux efforts en la matière », a-t-elle affirmé.

Venue rendre compte de ses initiatives depuis son entrée en fonctions, il y a trois mois, Asha-Rose Migiro a dit toute l'importance qu'elle attache à la réalisation des OMD, en particulier au financement du développement, à la lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme et à l'égalité entre les sexes.

La Vice-Secrétaire générale a aussi parlé de ses récentes visites en République démocratique du Congo (RDC) et en République du Congo, sans toutefois échapper à des questions sur la Gambie, le Zimbabwe, le Darfour, l'Iraq, la Somalie ou encore la République populaire démocratique de Corée (RPDC).

Asha-Rose Migiro a commenté sa visite en RDC où elle a pu saluer les activités de la Mission de l'Organisation des Nations Unies (MONUC) mais aussi les efforts d'un pays qui, venant de tenir ses premières élections depuis 40 ans, s'efforce de consolider ses acquis démocratiques et sécuritaires. Les défis sont considérables, a-t-elle admis en référence à la mise en place d'un système de gouvernance et de sécurité.

Le Président Joseph Kabila et les autres dirigeants, a-t-elle confié, mettent un accent particulier sur l'intégration des ex-troupes belligérantes, le retour des personnes déplacées, la réhabilitation des infrastructures et la création d'emplois. Ils veulent continuer à travailler avec une ONU qui doit servir de pont entre leur pays et ses partenaires internationaux.

Pays riche, particulièrement en minerais, la RDC reconnaît l'intérêt d'assainir l'environnement pour attirer les investissements étrangers directs (IED). Ce qui m'a marquée, a dit la Vice-Secrétaire générale, c'est la détermination des dirigeants de travailler avec la communauté internationale.

Au Congo (Brazzaville), la Vice-Secrétaire générale a assisté à la première réunion des Coordonnateurs d'Afrique sub-saharienne, qui avait pour objectif de trouver les moyens d'avancer dans la réalisation des OMD et de voir comment les Nations Unies peuvent mieux appuyer ce processus.

Dans un pays désormais stabilisé qui prépare les élections, la Vice-Secrétaire générale a rencontré le Premier ministre, d'autres dirigeants et des groupes de femmes. Au Congo comme en RDC, Asha-Rose Migiro a dit avoir vu des dirigeants partager la même vision que celle des Nations Unies concernant les OMD.

La Vice-Secrétaire générale a aussi commenté la situation en Gambie où le Président prétend avoir trouvé un traitement contre le sida et est prêt à expulser quiconque le met en cause.

Les Nations Unies, a souligné la Vice-Secrétaire générale, ont été claires : il appartient à la science d'établir si oui ou non il s'agit d'un véritable traitement. La représentante du PNUD a été expulsée et les Nations Unies ne peuvent rien contre un État Membre souverain, a-t-elle néanmoins souligné.

Beaucoup d'initiatives ont été prises au Zimbabwe et l'ONU suit étroitement l'évolution de la situation, a-t-elle poursuivi, en citant comme priorité la normalisation de la situation politique et économique du pays. En l'occurrence, elle a estimé qu'il faut laisser une chance à l'initiative de la Communauté pour le développement de l'Afrique australe (SADC).

Relatant sa rencontre, à Brazzaville, avec le représentant du PNUD au Zimbabwe, elle a affirmé que l'ONU y travaille en étroite collaboration avec la société civile et que les programmes sont bien appliqués. On ne peut pas fuir nos responsabilités, qui se fondent sur un mandat très clair, parce que nous avons quelques désaccords avec le régime en place, a ajouté la Vice-Secrétaire générale.

En réponse à une question sur l'existence d'un 'génocide' au Darfour, elle a souligné que le crime de génocide a été défini de manière très précise et estimé que la situation dans cette région du Soudan ne correspondait pas encore à cette définition. Interrogée aussi sur la légalité de l'occupation américaine en Iraq, elle a dit ne pas être en mesure de se prononcer sur sa légalité ou son illégalité.

« Les États-Unis ont demandé à l'ONU un mandat et manifestement ils ne l'ont pas obtenu », s'est-elle contentée de commenter.

Asha-Rose Migiro a établi un lien étroit entre la réalisation des OMD et la réforme du système des Nations Unies puisqu'il s'agit de rendre l'ONU à même de servir plus efficacement, d'utiliser au mieux les ressources disponibles et de faire preuve de plus de transparence et de responsabilité.

Dans ce cadre, la Vice-Secrétaire générale a précisé que les États Membres ne se sont pas encore prononcés sur la recommandation visant à ce que le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) chapeaute toutes les opérations de l'ONU sur le terrain. Il faudra, avant toute décision, définir les critères selon lesquels tel ou tel fonds ou programme devrait prendre la direction des affaires de l'ONU dans un pays donné, a-t-elle ajouté.

Je compte travailler avec les États Membres sur la manière de faire avancer les recommandations du Groupe de haut niveau sur la cohérence de l'action du système des Nations Unies dans les domaines du développement, de l'aide humanitaire et de la protection de l'environnement, a-t-elle poursuivi, en exprimant son intention de mettre en place une « structure légère » pour gérer les vues des États Membres et les réponses du système des Nations Unies.

Elle a aussi dit son intention de s'impliquer activement dans les processus de consultations que la présidente de l'Assemblée générale voudra mettre en place.

 

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