Népal : le report des élections doit être employé à régler les questions qui menacent le processus de paix

1 mai 2007

S&#39il a estimé que le report de l&#39élection de l&#39Assemblée constituante après la mousson ne sera pas « une catastrophe », le Représentant spécial du Secrétaire général pour le Népal, Ian Martin, a appelé aujourd&#39hui les parties à « régler les questions critiques qui menacent le processus de paix ».

Le chef de la Mission des Nations Unies au Népal (MINUNEP) a estimé que si les Népalais pouvaient avoir le sentiment que les choses allaient lentement, pour l'extérieur, le processus de paix avait été très rapide.

En un an, a-t-il rappelé, l'Accord global de paix a mis fin au conflit armé, les armes ont été cantonnées sous la surveillance de l'ONU, l'armée maoïste et l'armée népalaise coopèrent, une Constitution intérimaire a été adoptée, les maoïstes ont rejoint le gouvernement et l'assemblée provisoires et l'élection d'une assemblée constituante doit conduire à la création d'un Etat fédéral.

« Bien que les Nations Unies auraient été ravies de voir les élections se tenir avant la mousson, le report n'est pas une catastrophe », a dit aujourd'hui Ian Martin lors d'une conférence de presse à Katmandou.

« Cette occasion doit servir à approfondir le processus de paix », a souligné le Représentant spécial, qui a rappelé que « les groupes traditionnellement marginalisés devaient pouvoir sentir qu'ils avaient été consultés et écoutés ».

« Nombre de leurs préoccupations, notamment la forme d'un Etat fédéral, ne pourront trouver une solution qu'à travers l'Assemblée constituante, mais il n'y a pas de raison de ne pas commencer en accroissant la présence des groupes sous-représentés dans les institutions publiques, les partis politiques, l'administration et dans le processus de paix ».

Ian Martin a ajouté qu'il ne faudrait pas accorder moins d'importance à la représentation des femmes sous prétexte qu'elles ont moins tendance à exprimer leurs attentes légitimes par la violence.

A cet égard, Ian Martin a souligné que les insuffisances des politiques de sécurité publique avaient été exposées lors des affrontements entre ex-rebelles maoïstes et défenseurs du peuple Madeshi dans le centre du pays, qui avaient fait 27 morts le 21 mars dernier (dépêche du 22.03.2007).

Ian Martin a aussi exprimé l'espoir qu'une nouvelle date serait fixée par le gouvernement provisoire, en consultation avec la Commission électorale.

Ian Martin a souligné que le report de l'élection des représentants à l'Assemblée constituante risque de prolonger la période pendant laquelle les membres de l'armée maoïste resteront dans les centres de cantonnement.

« Il sera d'autant plus urgent d'améliorer leurs conditions, qui se sont montrées insatisfaisantes au regard du climat actuel et qui ne résisteront certainement pas à la mousson », a-t-il affirmé.

 

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