La délimitation de la frontière avec le Liban et le tribunal international au centre de la visite de Ban Ki-moon en Syrie

26 avril 2007

De retour à New York à l&#39issue d&#39une visite en Europe et au Moyen-Orient, le Secrétaire général de l&#39ONU, Ban Ki-moon, a confirmé devant la presse que lors de ses discussions à Damas il avait pressé la Syrie « d&#39user de son influence » pour convaincre ses partisans au Liban d&#39accepter la création d&#39un tribunal international dans l&#39affaire Hariri.

« En Syrie, mes discussions avec le président Bachar Al-Assad ont porté surtout sur la façon dont la Syrie peut s'engager dans une oeuvre constructive en faveur de la paix et de la sécurité au Moyen-Orient, en particulier au Liban », a affirmé le Secrétaire général.

« J'ai demandé un rôle constructif de la part des dirigeants syriens afin qu'ils puissent promouvoir une réconciliation nationale qui permettra la création d'un Tribunal spécial », a expliqué Ban Ki-moon.

Le Liban connaît à l'heure actuelle une crise politique après que le parti du Hezbollah et le parti Amal, tous deux pro-syriens, ont quitté le gouvernement et appelé à sa démission en raison de leur opposition à la création, sous les auspices des Nations Unies, d'un tribunal international chargé de traduire en justice les auteurs de l'attentat qui a coûté la vie à l'ex-Premier ministre Rafic Hariri début 2005 et aux autres attentats politiques intervenus depuis dans le pays.

Devant la presse, le Secrétaire général a souligné que pour l'instant le président syrien lui avait fait savoir que « seuls les Libanais étaient en mesure de décider de la réconciliation nationale ».

« Mais il fera des efforts de son côté pour influencer le peuple libanais et faciliter le processus », a ajouté le Secrétaire général.

Hier, la porte-parole du Secrétaire général, Michèle Montas, lors de son point de presse à New York, avait précisé que le Secrétaire général avait salué l'annonce faite par la Syrie de « réactiver la Commission chargée de la délimitation des frontières avec le Liban ».

« Le Secrétaire général a chaleureusement accueilli cette mesure positive », a dit la porte-parole.

La délimitation des frontières entre le Liban et la Syrie, de même que l'ouverture d'ambassades réciproques, font partie des mesures contenues ou évoquées dans la résolution 1701 (2006) et dans la résolution 1559 (2004) du Conseil de sécurité, qui visent à rétablir la souveraineté du Liban.

 

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