Le PNUD finalise la suspension de ses activités en Corée du Nord

26 avril 2007

Depuis la décision du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) de suspendre ses activités en Corée du Nord compte tenu du refus des autorités de se conformer à certaines directives, les biens appartenant aux Nations Unies ont été soit transférés aux autorités, soit stockés en l&#39attente d&#39un éventuel déblocage de la situation, a assuré aujourd&#39hui devant la presse à New York, David Morrison, Directeur de communication du PNUD.

Depuis la décision du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) de suspendre ses activités en Corée du Nord compte tenu du refus des autorités de se conformer à certaines directives, les biens appartenant aux Nations Unies ont été soit transférés aux autorités, soit stockés en l'attente d'un éventuel déblocage de la situation, a assuré aujourd'hui devant la presse à New York, David Morrison, Directeur de communication du PNUD.

Le Bureau exécutif du PNUD avait mis au point six directives concernant ses programmes mais certaines d'entre elles ont été refusées par les autorités de Pyongyang. En conséquence, le Programme avait décidé le 2 mars de suspendre ses activités dans le pays (déclaration du 2 mars).

Quant aux données appartenant aux Nations Unies et au PNUD, « elles ne figuraient pas sur les ordinateurs qui restent en République démocratique populaire de Corée »,

Les dossiers propres au PNUD et autres biens à Pyongyang ont été conservés et sont maintenant en possession du Programme alimentaire mondial (PAM), a assuré David Morrison.

Il s'agit d'ordinateurs, de serveurs, de disques durs, ainsi que de toutes les archives financières et personnelles et tous les comptes-rendus de visite, a-t-il expliqué.

« En tant que propriété du PNUD, ces biens n'ont pas été et ne seront pas transférés aux autorités nord-coréennes et ils seront disponibles pour l'audit qui est en cours », a-t-il affirmé.

Les biens utilisés dans le cadre des projets du PNUD ont été transférés aux autorités.

David Morrison a évoqué deux cas de figure.

Dans le cas d'un projet mené à terme, le PNUD a suivi les procédures standards qu'il applique dans tous les autres pays où il est présent, à savoir qu'il a transféré les biens aux autorités nationales.

Si un projet a été uniquement suspendu, les autorités nord-coréennes se sont engagées à conserver les biens jusqu'à ce qu'une décision finale soit prise par le Bureau exécutif du PNUD.

« La décision du 2 mars était de suspendre les activités dans le pays, pas de quitter la Corée du Nord complètement », a tenu à rappeler David Morrison.

Il a expliqué que sur les 30 projets prévus ou en cours, 6 étaient opérationnellement achevés et nécessitaient donc juste du travail administratif qui sera conclu très bientôt, 9 sont suspendus et 15 annulés.

« Les deux membres du personnel qui étaient demeurés dans un premier temps dans le pays ont été invités à le quitter par les autorités coréennes qui ont argué qu'en l'absence d'activités, leur présence n'était plus justifiable », a-t-il affirmé.

« Elles ne sont pas persona non grata, leurs visas n'ont pas été annulés », a néanmoins précisé le Directeur de communication du PNUD, ajoutant qu'elles quitteraient le pays le 3 mai.

Le coordinateur résident reste quant à lui à son poste. « Il a quitté le pays le 15 mars et est actuellement avec sa famille en Europe dans le cadre d'un congé spécial payé », a indiqué David Morrison.

 

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