Après Doha, Ban Ki-moon se rend à Damas

24 avril 2007

Après avoir lancé hier un appel au succès des négociations sur la libéralisation du commerce à Doha, le Secrétaire général de l&#39ONU, Ban Ki-moon, s&#39est rendu aujourd&#39hui en Syrie où il s&#39est entretenu avec le président Bashar al-Assad à Damas.

Le Secrétaire général a déclaré avoir eu des « entretiens constructifs avec les dirigeants syriens », a rapporté la porte-parole du Secrétaire général, Michèle Montas, lors de son point de presse quotidien, au siège de l'ONU, à New York.

Au cours d'un entretien en tête-à-tête qui a duré une heure et quart, le président Assad a assuré le Secrétaire général « de sa coopération sur toutes les questions liées à la paix et à la sécurité dans la région, y compris la résolution 1701 (2006) », a-t-elle ajouté.

Ban Ki-moon s'est aussi entretenu pendant deux heures, lors de son voyage en avion de Doha à Damas, avec le ministre des Affaires étrangères syrien Walid el-Muallemm.

A Damas, il a également rencontré le Vice-Président Farouk al-Shara.

La délégation de l'ONU a par ailleurs visité le bureau du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à Damas ainsi que la Force des Nations Unies chargée d'observer le dégagement (FNUOD) qui dispose de plus de 1.000 soldats dans les hauteurs du Golan, afin d'y maintenir le cessez-le-feu avec Israël.

Ban Ki-moon a prononcé hier une allocution au septième Forum sur la démocratie, le développement et le libre-échange qui s'est tenu à Doha, au Qatar.

Le Secrétaire général a souligné les effets combinés de la démocratie, du développement et du libre-échange.

Citant l'exemple de son propre pays, la Corée du Sud, il a rappelé que sa croissance avait été stimulée par un gouvernement qui encourageait la création d'entreprises et a été alimentée, dans une large mesure, par les exportations. « Autrement dit, par le commerce ».

« Le dynamisme de l'économie sud-coréenne a connu des fluctuations, mais c'est au cours de cette période que le pays s'est transformé en une nation moderne – moderne dans tous les sens du terme sauf pour ce qui est de l'existence d'une démocratie véritable », a-t-il expliqué.

La démocratie est venue plus tard, à l'issue de nouveaux combats. Et c'est sur la démocratie que repose désormais la capacité du pays à conserver et consolider ses acquis, a-t-il souligné.

« Les trois éléments sont donc intimement liés, et se combinent, pour l'essentiel, de façon positive », a dit le Secrétaire général.

S'agissant des négociations en cours à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), appelées cycle de Doha, Ban Ki-moon a souligné que « si le cycle de négociations commerciales échoue, les dégâts seront considérables pour ceux qui sont le moins en mesure de les supporter, pour le système commercial multilatéral et pour le multilatéralisme lui-même ».

« S'il réussit, non seulement le cycle de Doha sera synonyme de liberté du commerce, mais il deviendra lié de façon indélébile au développement. Au cours des prochains mois, il faudra collectivement redoubler d'efforts pour assurer le succès de ces négociations », a dit le Secrétaire général.

« Quant aux relations entre démocratie et libre-échange, on sait depuis longtemps que l'échange de marchandises est souvent inséparable de l'échange d'idées ».

« Mais s'il est vrai que les relations entre démocratie, développement et libre-échange ont des aspects positifs, il faut aussi souligner la valeur intrinsèque de la démocratie, indépendamment de ses effets positifs sur le commerce et le développement » a-t-il souligné.

 

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