Une mission du Conseil de sécurité se rendra demain au Kosovo

23 avril 2007
carte du Kosovo

A l&#39initiative de la Fédération de Russie, le Conseil de sécurité se prépare à envoyer pour six jours une mission composée de ses membres à Belgrade et au Kosovo ainsi qu&#39à Bruxelles et à Vienne afin « d&#39évaluer directement la situation politique, économique et sociale sur le terrain ».

Le Conseil était réuni aujourd'hui en consultations sur la question du Kosovo, au cours desquelles le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Jean-Marie Guéhenno, a fait un exposé.

Le Conseil de sécurité est désormais saisi du projet de plan définitif sur le statut de la province serbe à majorité albanophone administrée par les Nations Unies depuis 1999.

En effet, après plus d'un an de pourparlers, constatant qu'il est devenu « évident que les parties ne sont pas en mesure de s'entendre sur le statut futur du Kosovo », l'Envoyé spécial de l'ONU, Martti Ahtisaari, s'était prononcé en faveur d'un « futur Kosovo indépendant viable, durable et stable », dans un premier temps sous la supervision d'un Représentant civil international (dépêche du 26.03.2007).

Ce plan n'a pas remporté l'adhésion de la Serbie et la Fédération de Russie a fait connaître ses réserves, souhaitant que la solution définitive au statut du Kosovo soit « satisfaisante pour toutes les parties ». La Serbie a déclaré qu'elle était prête à accorder une autonomie importante, se déclarant constamment contre la solution de l'indépendance.

« Le Kosovo est aujourd'hui un endroit tout à fait différent de ce qu'il était en 1999 », a affirmé aujourd'hui Jean-Marie Guéhenno lors d'un point de presse à l'issue de la réunion.

Il a souligné qu'il était néanmoins certain qu'il y a avait de nombreux domaines dans lesquels les Nations Unies auraient souhaité plus de progrès, à savoir l'économie, le retour des populations Serbes du Kosovo qui ont quitté la province lors des affrontements de 1999, et leur participation aux institutions.

« La question à laquelle le Conseil de sécurité devra répondre lors de sa mission est celle de savoir ce que la Mission d'administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK) peut faire de plus », a-t-il expliqué.

« Je n'ai pas peint un tableau tout rose de la situation », a-t-il révélé.

« C'est au Conseil de décider ce qui est le mieux pour l'avenir du Kosovo », a-t-il conclu.

 

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