OCHA : les restrictions imposées par Israël aux pêcheurs de Gaza portent préjudice à 40.000 personnes

19 avril 2007

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a estimé aujourd&#39hui que les restrictions imposées par Israël sur les zones de pêche accessibles aux pêcheurs palestiniens affectent 40.000 personnes dépendantes de cette industrie pour vivre.

« L'industrie de la pêche est confrontée à un déclin depuis longtemps et est même menacée aujourd'hui d'extinction si les restrictions actuelles sont maintenues », prévient un rapport publié à Jérusalem.

Selon des chiffres fournis par le Département de la pêche de l'Autorité palestinienne, les revenus annuels dans ce secteur ont chuté de 10 millions de dollars à moins de la moitié depuis le début de l'Intifada.

Les pêcheurs et ceux dont les revenus dépendent majoritairement de cette industrie, évalués à 40.000 personnes, deviennent progressivement dépendants de l'aide alimentaire et des programmes de création d'emplois des Nations Unies et d'autres organisations humanitaires.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) et l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) travaillent notamment à ces programmes, a précisé la porte-parole du Secrétaire général, Michèle Montas, lors de son point-presse quotidien au siège de l'ONU à New York.

Le rapport souligne qu'il n'existe aucune communication formelle entre les Forces de défense israéliennes et les pêcheurs quant aux limitations existantes pour les bateaux, ce qui « a conduit à des morts, des blessures et des arrestations permanentes des pêcheurs ».

Après une interdiction quasi intégrale de la pêche depuis le mois de juin 2006, les pêcheurs ont enfin été autorisés à naviguer sur les eaux côtières de la bande de Gaza pour la haute saison.

« Il faut une augmentation immédiate de la zone de pêche autorisée pour que les pêcheurs puissent bénéficier pleinement de cette haute saison qui a débuté au mois d'avril », prescrit le rapport.

« Les restrictions ont été imposées par les Israéliens pour des raisons de sécurité reliées en particulier au trafic d'armes et autres contrebandes », est-il rappelé, mais elles ont aussi eu pour conséquence une surpêche en eaux côtières peu profondes et une réduction des zones de reproduction.

« Si elles se poursuivent, les réserves de pêche sont menacées ».

 

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