L&#39impasse qui perdure au Sahara occidental exige l&#39ouverture de négociations sans conditions préalables

18 avril 2007

Face au blocage de la situation au Sahara occidental, le Secrétaire général souligne dans son dernier rapport, à l&#39instar de son prédécesseur, Kofi Annan, qu&#39il n&#39existe que deux possibilités : soit une prolongation indéfinie de l&#39impasse, soit des négociations sans conditions préalables entre les parties, qui auraient pour objectif de parvenir à une solution politique mutuellement acceptable permettant d&#39assurer l&#39autodétermination du peuple du Sahara occidental.

« La présence de la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) reste essentielle pour le maintien du cessez-le-feu au Sahara occidental », estime le rapport périodique sur l'évolution de la situation depuis le 16 octobre 2006, qui recommande par conséquent au Conseil de sécurité de proroger le mandat de la Mission pour une nouvelle période de six mois, jusqu'au 31 octobre 2007.

Concernant les nouveaux éléments au niveau politique, le rapport rappelle que le Roi Mohammed VI du Maroc a confirmé que son gouvernement élaborait une proposition d'autonomie en vue de trouver une solution politique à la question du Sahara occidental.

De son côté, le Secrétaire général du Frente Popular para la Liberacíon de Saguia el-Hamra y de Rio de Oro (Front POLISARIO), Mohammed Abdelaziz, a redit que la question du Sahara occidental est un problème de décolonisation qui devrait être réglé sur la base de l'application du principe de l'autodétermination, et que la solution au conflit passe par l'exercice du droit légitime à l'autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le cadre d'un référendum.

Durant la période considérée, l'Envoyé personnel du Secrétaire général, Peter van Walsum, a tenu des consultations à New York avec les représentants des deux parties, le Maroc et le Front POLISARIO, ainsi qu'avec les représentants des pays voisins, l'Algérie et la Mauritanie.

« La question était toujours dans l'impasse du fait qu'il n'y avait pas d'accord sur la manière de permettre au peuple du Sahara occidental d'exercer son droit à l'autodétermination ».

En février et en mars 2007, il a également tenu des consultations à New York avec les représentants d'États Membres intéressés dont l'Espagne, les États-Unis, la Fédération de Russie, la France et le Royaume-Uni.

Le Secrétaire général souligne qu'il « accueille favorablement tout effort que les parties déploient en vue de parvenir à une solution juste et mutuellement acceptable qui permettrait d'assurer l'autodétermination du peuple du Sahara occidental ».

« J'encourage les parties à s'engager dans des négociations, de bonne foi et sans conditions préalables », ajoute-t-il.

« La situation dans la zone relevant de la responsabilité de la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) est restée généralement calme », indique aussi le rapport.

La MINURSO a continué d'avoir de bonnes relations aussi bien avec l'Armée royale marocaine qu'avec les forces armées du Front POLISARIO mais « les deux parties ont continué de ne pas avoir de rapports directs l'une avec l'autre et tous les contacts se sont faits sous forme de réunions et de communications écrites avec la Mission ».

La MINURSO a aussi continué de constater des violations persistantes de la part des deux parties, dans une proportion quasi-identique, et des restrictions ont continué d'entraver la circulation des observateurs militaires des Nations Unies qui veulent se rendre auprès des unités, des quartiers généraux sièges et d'autres places fortes aux fins de vérification.

Malgré cela, « des changements ont eu pour effet d'accroître l'activité opérationnelle de la MINURSO et d'améliorer sa capacité à surveiller l'application du cessez-le-feu ».

Le rapport souligne en outre que « le très grand nombre de mines et de munitions non explosées dans tout le Sahara occidental, y compris dans les zones où opèrent quotidiennement des observateurs militaires et des véhicules de soutien logistique de la MINURSO, est un motif de vive préoccupation ».

Sur la question des réfugiés sahraouis, « l'approvisionnement alimentaire est très incertain depuis septembre 2006, date depuis laquelle le stock de produits alimentaires de Rabouni (Algérie), est venu à épuisement et n'a pas été reconstitué faute de fonds ».

Par ailleurs, le Haut-Commissariat aux droits de l'homme continue de suivre la situation des droits de l'homme au Sahara occidental et dans les camps de Tindouf et de faire en sorte que les droits du peuple sahraoui soient pleinement protégés.

« Il a continué à recevoir des informations selon lesquelles les procès des défenseurs des droits de l'homme n'étaient pas conformes aux règles internationales de jugement équitable. Il a été également mis au fait, par plusieurs autres sources, de circonstances où le droit à la liberté d'expression, d'association et de réunion aurait été mis à mal », indique le rapport.

 

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