Affaire Hariri : la création rapide du Tribunal spécial est d&#39une 'importance cruciale', affirme Ban Ki-moon

5 avril 2007

« Il est d&#39une importance cruciale à l&#39heure actuelle d&#39établir rapidement, comme l&#39a exhorté le Conseil de sécurité, un Tribunal spécial sur l&#39assassinat de l&#39ex-Premier ministre Rafik Hariri », a affirmé le Secrétaire général devant la presse aujourd&#39hui à l&#39issue d&#39un exposé au Conseil sur sa récente tournée au Moyen-Orient.

« Le président du parlement libanais, Nabih Berri, a demandé à l'Arabie saoudite de procéder à des consultations sur l'établissement de ce Tribunal », a-t-il rapporté.

« Grâce à cette réunion, le gouvernement sera en mesure de procéder aux arrangements constitutionnels nécessaires », a précisé le Secrétaire général qui s'est dit prêt à y envoyer le Secrétaire général adjoint aux affaires juridiques de l'ONU, Nicolas Michel.

Le Secrétaire général a confirmé avoir reçu une pétition de 70 membres du parlement libanais lui demandant de procéder à la mise en place du Tribunal. Il a souligné que la procédure était à ce stade du ressort du gouvernement libanais.

L'ONU a signé le 6 février dernier un accord avec le Liban concernant l'établissement d'un Tribunal spécial pour le Liban visant à juger les auteurs de l'attentat qui a causé la mort de l'ex-Premier ministre libanais Rafik Hariri ainsi que d'une quinzaine d'autres attentats depuis 2004 dans le pays (dépêche du 6.02.2007).

Il incombe maintenant aux autorités libanaises compétentes de prendre les mesures nécessaires à l'approbation et à la ratification de cet accord, conformément à la constitution du pays, pour qu'il entre en vigueur, mais la question a conduit à une crise politique au Liban, où les ministres du Hezbollah et du parti Amal ont donné leur démission et appelé à la démission du Premier ministre Fouad Siniora.

Interrogé par ailleurs aujourd'hui sur la réalité du transfert illégal d'armes à destination du Hezbollah au Liban, Ban Ki-moon a souligné qu'il y avait des allégations sur ce trafic.

« Ces allégations doivent être vérifiées par une tierce partie indépendante. C'est très important. Le plein respect de la résolution 1701 (2006) est déterminant pour le maintien de la paix » au Liban, a dit le Secrétaire général qui a souligné qu'un tel trafic serait « une violation de cette résolution ».

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.