Les munitions non explosées, menaces à la population civile et aux opérations de maintien de la paix

3 avril 2007

La Journée internationale contre les mines qui sera célébrée demain sera l&#39occasion d&#39évoquer les autres munitions qui peuvent faire des dégâts terribles contre les civils -- ce que l&#39on appelle les munitions non explosées, a dit aujourd&#39hui le responsable du maintien de la paix de l&#39ONU, Jean-Marie Guéhenno.

« Cela comprend les missiles non explosés, les obus de mortier et les bombe à sous-munitions », a expliqué le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix lors d'une conférence de presse à New York.

Ces dernières peuvent contenir des centaines de mini-bombes qui s'éparpillent sur de vastes zones. Elles sont censées exploser lors de l'impact mais un pourcentage important n'explose pas et elles restent donc après le conflit, a-t-il ajouté.

« Nous avons vu cela en Afghanistan, au Kosovo, en Iraq, au Laos, au Viet Nam et plus récemment lors du conflit entre Israël et le Hezbollah au Liban », a-t-il dit.

La Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) a fait des efforts considérables pour en retirer une centaine de milliers, mais il en reste encore un million, a dit Jean-Marie Guéhenno.

« Cinq casque bleus ont été blessés lors du déminage, et 22 décès sont à déplorer au Liban, outre 139 blessés ».

Au Département des opérations de maintien de la paix de l'ONU (DPKO selon l'acronyme anglais), nous faisons face au problème des mines des années après la fin d'un conflit : au Sahara occidental, à Chypre.

« Et tant qu'il reste des mines, c'est une entrave au retour à la vie normale et un danger pour nos troupes », a-t-il ajouté.

« En fait, il reste encore des engins non explosés datant de la première guerre mondiale, mais s'ils se trouvent dans des zones peu fréquentées, ça ne pose pas trop de risque. Le plus grave problème est la suspicion que cela soulève » a-t-il dit.

Par exemple, si un panneau indique une zone minée, même s'il ne reste qu'une seule mine, cela suffit à rendre tout le champ impropre à la culture et aux activités économiques.

« Au Kosovo, nous avons fait des efforts très importants pour enlever les mines déposées en 1999 », a dit Jean-Marie Guéhenno.

Ce dernier a rappelé que le service d'action contre les mines était actif dans 30 pays, soit bien plus que le nombre de mission de maintien de la paix.

Jean-Marie Guéhenno a indiqué que la Journée de demain sera marquée notamment par l'ouverture d'une exposition à New York, inaugurée par le Secrétaire général.

 

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