Iran : Ban Ki-moon engage à la retenue verbale

2 avril 2007

De retour du Moyen-Orient, le Secrétaire général a rapporté aujourd&#39hui à la presse la teneur de son entretien avec le ministre des Affaires étrangères de l&#39Iran à Riyad, notamment une requête tendant à ce que la rhétorique baisse d&#39un cran.

« Je lui ai fait comprendre que dans le climat tendu actuel il serait souhaitable de ne pas accroître les tensions et qu'il faudrait envisager la libération rapide des soldats de la marine britannique », a-t-il déclaré à New York.

Il a expliqué que le ministre iranien avait défendu la thèse selon laquelle les marins se trouvaient dans les eaux iraniennes, mais qu'il n'avait pas en main tous les éléments de fait nécessaires pour en débattre (dépêche du 29.03.2007).

Le Conseil de sécurité, par la voie d'une déclaration à la presse, avait lancé un appel à l'Iran à « autoriser un accès consulaire » aux marins capturés par les membres de la Garde révolutionnaire dans le Golfe persique, vendredi dernier (dépêche du 29.03.2007).

Selon les informations parues dans la presse, la télévision iranienne aurait retransmis des vidéos montrant des « aveux » de tous les marins britanniques sur le fait qu’ils auraient pénétré illégalement dans les eaux iraniennes. Le Royaume-Uni affirme que le navire se trouvait dans les eaux iraquiennes lorsqu’il a été arraisonné.

Sur la question du conflit israélo-palestinien, le Secrétaire général a par ailleurs estimé aujourd'hui « qu'après la formation du gouvernement d'union nationale en Palestine, les initiatives de paix arabes montraient une volonté de rapprocher Israël de l'Autorité palestinienne ».

Répondant à une question sur la levée des sanctions financières sur l'Autorité palestinienne, Ban Ki-moon a indiqué que cela déprendrait de la performance du gouvernement palestinien.

« Le ministre des Affaires étrangères m'a assuré que le gouvernement travaillait à répondre aux demandes de la communauté internationale », a-t-il rapporté. « Il se pourrait qu'il leur faille du temps pour y parvenir, et il faudra peut-être que la communauté internationale soit patiente », a-t-il estimé.

Interrogé sur les éléments de preuve fournis pas Israël sur le transfert d'armes à destination du Hezbollah, Ban Ki-moon a indiqué que la résolution 1701 (2006) devrait être appliquée strictement.

Ban Ki-moon a enfin évoqué sa rencontre avec les casques bleus de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) qui comprend des soldats de 30 pays différents.

« J'ai été encouragé et ému par la détermination du personnel des Nations Unies, notamment en Iraq et au Liban où les circonstances sont particulièrement dangereuses », a affirmé le Secrétaire général.

 

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