RDC : l&#39ONU exhorte les dirigeants politiques à respecter les principes de transparence, d&#39ouverture et de tolérance

27 mars 2007

« Avec l&#39organisation réussie des élections de 2006 et l&#39installation du nouveau gouvernement, la République démocratique du Congo (RDC) est parvenue à une étape décisive de son histoire », souligne le dernier rapport du Secrétaire général qui prévient que le non-respect des principes démocratiques compromettrait gravement la crédibilité et la légitimité des dirigeants et des institutions politiques du pays.

« Avec l'organisation réussie des élections de 2006 et l'installation du nouveau gouvernement, la République démocratique du Congo (RDC) est parvenue à une étape décisive de son histoire », souligne le dernier rapport du Secrétaire général qui prévient que le non-respect des principes démocratiques compromettrait gravement la crédibilité et la légitimité des dirigeants et des institutions politiques du pays.

« En même temps, les partis d'opposition doivent respecter les mêmes normes démocratiques, en exprimant leurs vues de manière responsable et sans recourir à la violence », est-il rappelé.

Le document rend compte des principaux faits survenus depuis le dernier rapport présenté au Conseil le 21 septembre 2006 par le prédécesseur de Ban Ki-moon, Kofi Annan et note « certains événements récents particulièrement inquiétants ».

Parmi les préoccupations mentionnées, « les accusations de corruption électorale généralisée qui aurait influé sur les résultats dans plusieurs gouvernorats », « le rétrécissement de l'espace politique laissé à une opposition effective, notamment l'exclusion des membres de l'opposition du Bureau de l'Assemblée nationale, ainsi que les incitations à la violence émanant de certains membres des partis d'opposition ».

« Des tendances troublantes qui, faute de remède, risquent de menacer la démocratie naissante en République démocratique du Congo ».

« Le gouvernement est aujourd'hui confronté à la tâche redoutable de mettre en oeuvre son programme ambitieux pour 2007-2011 », rappelle le rapport.

« En incluant dans son programme le 'contrat de gouvernance', il s'est engagé à appliquer les principes de gouvernance approuvés par le peuple congolais et par la communauté internationale », souligne-t-il.

Assurant le pays du soutien de l'ONU, par le biais de la Mission de l'Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC), à la tenue prochaine d'élections locales, le Secrétaire général a regretté le nombre réduit de femmes siégeant dans les structures politiques actuelles, aux niveaux national et provincial.

« Tous les partis politiques et le gouvernement devraient faire des efforts concertés pour promouvoir l'élection de candidates et sensibiliser les femmes à leur devoir de citoyennes et d'électrices », insiste le rapport.

Concernant les questions de sécurité, « l'aide à apporter au gouvernement face aux problèmes posés par les groupes armés présents dans l'est du pays reste l'une des principales missions de la MONUC », souligne-t-il.

« Dans le district d'Ituri, le gouvernement doit poursuivre ses efforts pour assurer l'intégration de tous les éléments des milices encore présents dans la région dans le programme de désarmement, démobilisation et réintégration, notamment avec l'appui militaire des forces armées de la République démocratique du Congo et avec le soutien de la MONUC ».

« Dans le Sud-Kivu comme dans le Nord-Kivu, la situation est encourageante », estime le Secrétaire général, se félicitant des mesures prises par les gouvernements de la RDC et du Rwanda pour résoudre les problèmes posés par les forces du commandant rebelle Laurent Nkunda et d'autres éléments armés.

« La MONUC continuera à collaborer étroitement avec les FARDC afin de mettre un terme aux menaces posées par les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et les milices non intégrées, notamment les Maï-Maï et d'autres groupes », assure le rapport.

Par ailleurs, « la présence de l'Armée de résistance du Seigneur dans le nord-est de du pays est un facteur déstabilisant pour la région, qui doit être traité avec détermination ».

« De la mise en oeuvre de la réforme du secteur de la sécurité dépendent la restauration et la consolidation de la paix en RDC et le plan de retrait de la MONUC », rappelle-t-il

Le rapport souligne enfin que la mise en place du nouveau gouvernement offre à la République démocratique du Congo l'occasion de normaliser ses relations avec les États voisins.

« J'encourage vivement la République démocratique du Congo à établir sans tarder des relations diplomatiques normales avec ses voisins et à régler de manière constructive les problèmes communs de sécurité et de frontières », écrit le Secrétaire général.

Il recommande que le Conseil de sécurité approuve le mandat de la MONUC pour la période qui suivra la transition, notamment la mise à sa disposition d'une force militaire de 17 030 soldats et 760 observateurs militaires, ainsi que d'une force de police civile incluant 391 conseillers de police et six unités de police constituées de 125 membres chacune (tous rangs confondus), jusqu'au 31 décembre 2007.

A Kinshasa, la MONUC annonce aujourd'hui que la situation est calme et a repris son cours normalement.

Une évaluation du nombre de victimes civiles des affrontements de la semaine dernière entre les forces gouvernementales et les gardes de Jean-Pierre Bemba est actuellement menée.

Selon des informations parues dans la presse, ces affrontements auraient fait entre 200 et 600 morts.

 

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