Ban Ki-moon presse les parties au Kosovo de s&#39engager sur des perspectives concrètes concernant le statut futur de la province

19 mars 2007

« Cela fait maintenant près de huit ans que dure la Mission intérimaire d&#39administration des Nations Unies, et le Kosovo comme sa population ont besoin d&#39avoir une vision claire de leur avenir », souligne le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, dans son dernier rapport périodique sur la Mission d&#39administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK).

« L'application des normes, ainsi que la consolidation durable de ce qui a déjà été réalisé, passent par la poursuite des avancées au sujet du statut futur et par des perspectives concrètes concernant ce statut », insiste-t-il dans ce document soumis ce matin au Conseil de sécurité à New York.

Le rapport, qui traite des activités de la MINUK et de l'évolution de la situation au Kosovo (Serbie) du 1er novembre 2006 au 19 février 2007, rappelle que l'Envoyé spécial du Secrétaire général pour le processus concernant le statut futur du Kosovo, Martti Ahtisaari, et son équipe ont poursuivi les consultations avec les autorités de Belgrade et de Pristina ainsi qu'avec les acteurs internationaux au sujet d'éléments d'une proposition de règlement global concernant le statut futur du Kosovo.

Martti Ahtisaari a soumis son projet de proposition aux parties le 2 février 2007, et les a invitées à engager un processus consultatif à ce sujet (dépêche du 02.02.2007).

« La proposition de règlement a été en règle générale bien reçue par les dirigeants albanais du Kosovo et par la population », assure le rapport.

Le Secrétaire général fait toutefois état de « pressions de plus en plus importantes de la part d'éléments radicaux sur l'Equipe de négociation, qui ont de plus en plus critiqué l'Équipe pour sa participation au processus, en particulier après le report destiné à permettre les élections parlementaires en Serbie ».

« L'évolution de la situation politique au sein d'un certain nombre de partis politiques du Kosovo a également été à l'origine de pressions sur l'unité de l'Équipe de négociation », écrit Ban Ki-moon.

« Les Serbes du Kosovo ont continué à ne participer que fort peu aux institutions politiques. Activement découragés par les autorités de Belgrade, les Serbes du Kosovo membres de l'Assemblée et du Gouvernement n'ont pas siégé et le seul ministre serbe du Kosovo du Gouvernement, à savoir le Ministre des communautés et des retours, a été contraint de démissionner le 27 novembre sur la recommandation du Premier Ministre », déplore le rapport.

Concernant la situation sécuritaire au Kosovo, le Secrétaire général signale qu' « à l'exception de la violente manifestation du 10 février organisée par le mouvement Vetevendosje et d'une explosion le 19 février dans le centre de Pri?tina qui a endommagé trois véhicules des Nations Unies, la situation est restée de manière générale calme ».

Ban Ki-moon indique également que le nombre d'incidents concernant des églises orthodoxes serbes a été peu élevé au cours de la période considérée, et qu'il s'agissait pour l'essentiel de vols.

« Cette forte réduction du nombre d'incidents s'explique par une augmentation des patrouilles de la police sur les sites du patrimoine culturel orthodoxe serbe », ajoute-t-il.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.