L&#39OMS confrontée à des poches de méningites dans quatre pays africains

16 mars 2007

15.595 cas de méningite, faisant 1.670 morts, ont été recensés par l&#39Organisation mondiale de la santé (OMS) depuis deux mois dans quatre pays africains, le Burkina Faso, la République démocratique du Congo (RDC), le Soudan et l&#39Ouganda.

La RDC et l'Ouganda sont situés à l'extrémité sud de la zone appelée « la ceinture de la méningite » qui s'étend du Sénégal à l'Ethiopie et où vivent plus de 300 millions de personnes.

Dans le nord de l'Ouganda, 2961 cas, dont 105 décès, ont été enregistrés dans plusieurs zones. Une campagne de vaccination a été menée à bien dans certaines zones et elle se poursuit dans d'autres. L'OMS et Médecins sans frontières (MSF) collaborent en vue de contenir la flambée épidémique.

Dans le sud du Soudan, 6946 cas, dont 430 décès, ont été enregistrés dans neuf des dix états.

Au Burkina Faso, 4958 cas ont été enregistrés, dont 432 décès, en République démocratique du Congo, 730 cas et 84 décès.

« Le Groupe de coordination international (ICG) pour la fourniture de vaccins contre la méningite épidémique a jusqu'à présent fourni 1,1 million de doses de vaccin pour faire face à l'épidémie dans le sud du Soudan et il est prêt à fournir des doses supplémentaires en cas de besoin », indique un communiqué de l'OMS publié aujourd'hui à Genève.

Environ 1.5 million d'habitants des pays touchés ont été la cible d'une campagne de vaccination de masse organisée par les autorités nationales, l'OMS, MSF, le Service médical international et d'autres ONG présentes sur le terrain, avec l'appui de l'UNICEF, de l'OCHA, du Service d'aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO).

Les zones affectées sont connues pour abriter un grand nombre de rapatriés, ainsi que des populations déplacées qui vivent dans des régions difficilement accessibles et dans des zones de peuplements dispersées.

Des campagnes de vaccination sont en cours au Burkina Faso, où le GIC a déjà distribué 530 000 doses.

L'OMS est présente sur le terrain dans tous les pays touchés, aidant à la surveillance et aux mesures de lutte. L'OMS et ses partenaires ont fourni des médicaments pour la prise en charge des cas, ainsi que des fournitures d'urgence et un soutien technique pour combattre et gérer les flambées épidémiques.

Dans la ceinture de la méningite africaine, on a recours pour combattre l'épidémie à une surveillance épidémiologique renforcée et à une prompte prise en charge des cas à l'aide de chloramphénicol en suspension huileuse.

Dans le même temps, l'OMS et ses partenaires recommandent de réagir en vaccinant massivement les groupes à risque, en général des sujets âgés de 2 à 30 ans. Tous les districts en phase épidémique, ainsi que les districts voisins qui sont en phase d'alerte doivent être soumis à la vaccination. On estime qu'une campagne de vaccination de masse, mise en oeuvre rapidement, peut prévenir 70% des cas.

Malgré les inquiétudes suscitées par une éventuelle pénurie de vaccins, l'OMS estime qu'il y a encore sur le marché 15 millions de doses que les pays peuvent acheter. En outre, pour faire rapidement face à une déficience potentielle de l'approvisionnement en vaccin, l'OMS a décidé d'évaluer l'état et la capacité de production des fabriques de polysaccharide dans le monde entier.

L'un des fabricants, Bio-Manguinhos, au Brésil, a été identifié comme l'alternative la plus efficace et la plus rapide pour accroître la fourniture de vaccin à court et à moyen terme.

En partenariat avec l'Institut Finlay, à Cuba, Bio-Manguinhos collabore avec l'OMS en vue d'assurer la fourniture de près de 10 millions de doses de vaccin anti-méningococcique bivalent AC d'ici la prochaine saison épidémique.

 

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