Le BIT met en garde contre la &#39féminisation des travailleurs pauvres&#39

8 mars 2007

Les femmes qui travaillent sont plus nombreuses que jamais, mais des disparités de statut, de sécurité de l&#39emploi, de salaires et d&#39éducation entre hommes et femmes contribuent à la "féminisation des travailleurs pauvres", selon un nouveau rapport du Bureau international du Travail (BIT), publié à l&#39occasion de la Journée internationale de la Femme.

Les femmes qui travaillent sont plus nombreuses que jamais, mais des disparités de statut, de sécurité de l'emploi, de salaires et d'éducation entre hommes et femmes contribuent à la "féminisation des travailleurs pauvres", selon un nouveau rapport du Bureau international du Travail (BIT), publié à l'occasion de la Journée internationale de la Femme.

Selon le rapport "Tendances mondiales de l'emploi des femmes", le nombre de femmes présentes sur le marché du travail - titulaires d'un emploi ou en recherche active - atteint des sommets, indique un communiqué publié hier à Genève.

En 2006, le BIT a estimé que les femmes représentaient 1,2 milliard sur 2,9 milliards de travailleurs dans le monde.

Pour autant, de plus en plus de femmes sont au chômage (81,8 millions), affirme également le BIT, ou sont confinées dans des emplois peu productifs du secteur de l'agriculture et des services, ou encore sont moins rémunérées que les hommes pour des postes comparables.

Le BIT ajoute que « la proportion des femmes en âge de travailler qui disposent d'un emploi, ou qui en cherche un, a cessé d'augmenter et décline même dans certaines régions, en partie du fait d'un plus grand nombre de jeunes femmes qui étudient plutôt que de travailler ».

Le rapport ajoute qu'on doit donner aux femmes la possibilité de travailler pour se sortir, elles et leur famille, de la pauvreté en créant des opportunités d'emplois décents qui leur permettront d'exercer une activité productive et rémunératrice dans des conditions de liberté, de sécurité et de dignité humaine. « Sinon, le processus de féminisation des travailleurs pauvres se poursuivra et se transmettra à la prochaine génération », prévient le BIT.

Le rapport montre aussi qu'aujourd'hui davantage de femmes en âge de travailler occupent un emploi salarié (47,9%) qu'il y a dix ans (42,9%). Cependant, l'étude note que plus une région est pauvre, plus les femmes risquent, davantage que les hommes, d'occuper des emplois familiaux non rémunérés ou de travailler à leur compte pour de faibles revenus.

« Dans les dernières Tendances mondiales de l'emploi des femmes (2004), on estimait qu'au moins 60% des travailleurs pauvres dans le monde qui, tout en travaillant, ne gagnent pas suffisamment pour se hisser, elles et leur famille, au-dessus du seuil de 1 dollar par personne et par jour, étaient des femmes ».

Selon l'étude actuelle du BIT, "il n'y a pas de raison de croire que cette situation a évolué considérablement".

 

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