Les Nations Unies sont le cadre naturel de la lutte contre le réchauffement climatique, affirme Ban Ki-moon

1 mars 2007

Rappelant que le réchauffement climatique était désormais une « réalité indéniable », le Secrétaire général Ban Ki-moon a estimé aujourd&#39hui lors d&#39une conférence d&#39étudiants de l&#39UNIS réunis à l&#39Assemblée générale, que les Nations Unies étaient le cadre le plus naturel pour lutter contre ce phénomène grave.

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Le succès de 'An inconvenient Truth' [Une vérité qui dérange] fait penser que, dans l'opinion publique, « le changement climatique n'est plus une question 'qui dérange' mais une réalité indéniable », a déclaré Ban Ki-moon en référence au documentaire de l'ex-Vice président américain Al Gore, qui vient de remporter un Oscar.

« En tant qu'acteurs de l'économie mondiale fondée sur le carbone, nous faisons tous partie intégrante de ce problème grave et grandissant », a dit le Secrétaire général devant les étudiantqui a souligné : « nous devons changer la façon dont nous vivons et repenser la façon dont nous voyageons et faisons du commerce ».

« Nous sommes tous complices du réchauffement climatique », a-t-il insisté.

Ban Ki-moon a souligné l'urgence de « recadrer le débat sur le changement climatique ».

« Jusqu'à présent, cette question a principalement été considérée comme une question environnementale. Mais on s'aperçoit rapidement, au Nord comme au Sud, qu'il existe une relation inextricable de dépendance mutuelle entre la préservation de l'environnement et le développement économique ».

« Ces questions dépassent les frontières. C'est pourquoi la protection de l'environnement mondial dépasse largement la capacité des pays pris individuellement », a-t-il insisté.

« Seule une action mondiale concertée » y pourvoira, a dit le Secrétaire général qui s'est déclaré convaincu que les Nations Unies étaient « l'enceinte la plus naturelle » à cet effet.

Le Secrétaire général a rappelé que l'ONU se préparait à une conférence de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), en décembre prochain à Bali (dépêche du 16.01.07).

En juin, il participera au G-8 où il abordera la question et engagera à investir plus dans « les technologies vertes ».

Hier, la porte-parole du Secrétaire général, Michèle Montas, a indiqué que le Secrétaire général étudiait la possibilité d'une conférence internationale sur le changement climatique.

Dans un message vidéo diffusé à la conférence de Paris sur l'environnement, le Secrétaire général avait affirmé le 2 février dernier que le réchauffement climatique sapait les efforts de la communauté internationale pour lutter contre la pauvreté et pouvait aussi « compromettre la paix et la sécurité internationale ».

Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (IPCC) concluait dans son rapport publié à Paris que les modifications de l'atmosphère, les océans, les glaciers et les calottes polaires montrent « sans équivoque » que la planète est en train de se réchauffer et que les activités humaines y contribuent de façon quasi certaine (dépêche du 02.02.07).

 

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