RDC: 170 combattants de la milice de Peter Karim rendent les armes

28 février 2007

Les premiers 170 combattants du mouvement armé du ex-FNI aux ordres de Peter Karim ont rendu hier leurs armes pour être démobilisés, annonce aujourd&#39hui la Mission de l&#39Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC).

Les premiers 170 combattants du mouvement armé du ex-FNI aux ordres de Peter Karim ont rendu hier leurs armes pour être démobilisés, annonce aujourd'hui la Mission de l'Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC).

Les miliciens, qui ont rendu leurs armes à Dhera, à environ 48 km au nord-ouest de Kpandroma, dans le district de l'Ituri, ont été ensuite transportés au site de transit de Kpandroma où ils resteront le temps de choisir leur intégration dans les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ou leur réinsertion dans la vie civile, indique un communiqué de la MONUC.

Leur nombre total se situerait entre 1.500 et 2.000, selon la MONUC.

Les 42 enfants associés aux forces et groupes armés présents dans ce premier groupe seront pris en charge par la cellule de la Protection de l'enfance de la MONUC en coopération avec le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et les partenaires humanitaires.

« C'est un moment déterminant dans le long et difficile processus de pacification en Ituri », affirme le communiqué, qui souligne qu'il s'agit de l'aboutissement de longues négociations lancées dans le sillage de la libération des sept casques bleus népalais pris en otage lors d'une malheureuse opération militaire conjointe MONUC-FARDC en mai 2006.

« Lors de ces négociations directes entre les trois groupes armés de l'Ituri (ex-FRPI, MRC et ex-FNI) et le gouvernement de la RDC, dans lesquelles la MONUC avait joué un rôle de facilitateur, Peter Karim avait promis, à plusieurs reprises, de désarmer sa milice et joindre le programme DDR (Désarmement, Démobilisation, Réinsertion), sans jamais donner suite à ses promesses ».

Les résultants positifs d'hier sont dus à la mise en place d'une double stratégie de négociation accompagnée de pression militaire, explique la MONUC.

Une opération conjointe MONUC-FARDC avait en effet commencé le 2 février dernier dans le but de contenir l'avancée des ex-FNI.

« La Brigade Ituri de la MONUC avait déployé environ 600 hommes sur le terrain et mis en place des bases opérationnelles mobiles (MOB), check points et patrouilles pour un contrôle total du territoire ».

« Cette situation a profité aux FARDC qui ont su saisir l'opportunité et récupérer au fur et à mesure toutes les localités tombées entretemps sous le contrôle de Peter Karim: Buba, Liba, Massekini et bien d'autres. Ainsi, les milices ex-FNI ont été contraintes de se retrancher dans les forêts de Lana et Katanga ».

Dans une interview accordée sur place à Radio Okapi, la radio de la MONUC, Peter Karim, devenu entretemps colonel dans les FARDC au mois d'octobre dernier par décret ministériel, a réaffirmé sa seule condition pour son intégration dans les FARDC: l'amnistie.

Peter Kim, qui n'a pas encore pris physiquement ses fonctions dans l'armée congolaise, « s'est dit disposé à servir son pays dans n'importe quelle région », rapporte la Mission.

Le convoi de la MONUC qui a escorté les 170 ex-FNI de Dhera à Kpandroma, a été partout accueilli par des scènes de liesse et de grande joie de la part de la population, indique le communiqué.

Le précédent Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, avait estimé en mai 2006 que « Peter Karim et les autres chefs de milices seront tenus pour responsables et rendront compte devant la Cour pénale internationale (CPI) » pour la mort d'un casque bleu en Ituri (dépêche du 30.05.06).

 

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