OCHA : Les Nations Unies accordent à la Guinée une aide humanitaire de près de 2,35 millions de dollars

16 février 2007

Les Nations Unies viennent d&#39approuver l&#39octroi d&#39une aide humanitaire de près de 2,35 millions de dollars à la République de Guinée afin de répondre aux besoins les plus urgents pour faire face aux conséquences de la grève générale que connaît le pays depuis le 10 janvier.

« Cette somme de 2.346.305 exactement provient du Fonds central d'intervention d'urgence (CERF) et servira essentiellement à financer l'achat de médicaments, de matériel médical, d'équipements de télécommunications, ainsi que l'acheminement aérien de l'aide et des équipes humanitaires dans les régions difficiles d'accès, indique un communiqué du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) publié aujourd'hui à New York.

Ces différentes opérations seront assurées notamment par le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) en collaboration avec des ONG partenaires.

La République de Guinée fait partie des 20 pays les plus pauvres du monde. Elle figure au 160ème rang (sur 177) du classement par indicateur de développement humain du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), rappelle OCHA.

La somme se répartit comme suit : 1 050 642 dollars pour l'UNICEF qui se charge de venir en aide et de renforcer les capacités de 14 hôpitaux et 21 centres de santé à travers le pays en leur fournissant médicaments, équipement médical et logistique ; 1 295 663 dollars pour le PAM qui prend en charge les équipements en télécommunications et le service aérien au profit de différents partenaires humanitaires.

Ces dernières opérations sont nécessaires en raison des faibles infrastructures dans le pays, des longues distances et de mauvaises conditions de sécurité. Elles sont indispensables pour une intervention humanitaire efficace et un plus grand accès aux populations en attente d'aide, indique le communiqué.

Le comité national de crise, mis en place par le ministère de la Santé guinéen, fait état de 110 morts entre le 10 janvier, date du début de la première grève générale, et le 15 février. Sur ces 110 décès, 60 sont survenus entre le 9 et le 13 février selon la même source. Toujours selon le comité national de crise, les hôpitaux, cliniques et centres de soins ont dénombré plus de 500 blessés pour la période allant du 9 au 13 février.

Le Secrétaire général de l'ONU a exhorté une nouvelle fois samedi dernier le gouvernement et les forces de sécurité à faire montre d'une retenue totale et à garantir l'Etat de droit et le respect des droits de l'homme, déplorant les pertes en vies humaines (dépêche du 13.02.07).

A l'heure actuelle, la situation sécuritaire, le manque de médicaments et de matériel médical, ainsi que les difficultés liées aux transports et aux télécommunications, entravent le travail des humanitaires qui, malgré tout, se poursuit. Les agences des Nations Unies, les mouvements de la Croix-Rouge et certaines ONG continuent d'intervenir et d'appuyer les hôpitaux, les cliniques et le ministère de la Santé, indique OCHA.

Les secteurs médicaux, de la santé, des télécommunications, ainsi que le respect des principes relevant de la protection de la personne humaine, sont aujourd'hui considérés comme prioritaires par la communauté humanitaire afin que des vies soient sauvées. Des fonds supplémentaires seront requis par la suite.

 

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