La Commission de consolidation de la paix cherche à clarifier sa mission sur le terrain

31 janvier 2007

Un après sa création, la Commission de consolidation de la paix de l&#39ONU, qui commencera par une assistance au Burundi et à la Sierra Leone, cherche à clarifier sa mission sur le terrain, a affirmé son président, lors d&#39une réunion publique Conseil de sécurité.

La séance d'aujourd'hui au Conseil de sécurité devrait « contribuer à faire le point sur l'apport de cet organe, un an seulement après sa création », a souligné d'emblée Ismaël Abraao Gaspar Martins, représentant de l'Angola et président du Comité d'organisation de la Commission de consolidation de la paix.

Ce dernier a souhaité que le débat permette de « clarifier la mission de la Commission, en rendant les enjeux aussi concrets que possible ».

Pour les victimes des conflits armés sur le terrain, seule une aide efficace a un sens, a-t-il dit, soulignant qu'il n'était pas nécessaire de s'embarrasser de débats trop théoriques, au Siège, à New York.

M. Gaspar Martins a ajouté que la Commission ne fonctionnerait efficacement que si la coordination entre donateurs, organisations régionales, institutions financières multilatérales, gouvernements et acteurs de la société civile, était renforcée.

Il a par ailleurs salué les contributions récemment faites au Fonds de consolidation de la paix pour le Burundi et la Sierra Leone.

Cette tendance est encourageante, a-t-il dit, tout en soulignant que les besoins dans ces deux pays excédaient les fonds alloués à leur reconstruction.

Il a enfin félicité les Gouvernements du Burundi et de la Sierra Leone d'avoir fourni le cadre juridique nécessaire à la bonne marche des activités de la Commission sur le terrain.

Sur le plan financier, Carolyn McAskie, Sous-Secrétaire générale au Bureau d'appui à la consolidation de la paix, a rappelé que le Secrétaire général avait annoncé l'octroi d'un montant de 35 millions de dollars pour le Burundi dans le cadre du Fonds de consolidation de la paix, et que le montant accordé à la Sierra Leone serait connu prochainement.

Elle a estimé que l'une des priorités de la Commission serait de réunir les ressources nécessaires, rappelant que son rôle serait aussi de « de réunir toutes les parties intéressées, notamment le Conseil de sécurité, l'ECOSOC, l'Assemblée générale, ainsi que les institutions financières et les donateurs, et de les faire travailler d'une manière coordonnée et cohérente ».

Pour plus d'efficacité, a-t-elle indiqué, ce travail devait se faire au niveau du pays, affirmant que la communauté internationale pourra se faire une meilleure idée de la validité de cette approche dans les cas du Burundi et de la Sierra Leone.

L'ONU avait lancé en octobre dernier le Fonds pour la consolidation de la paix, avec pour objectif de réunir 250 millions de dollars pour aider à reconstruire les institutions des pays qui ont connu des années de conflit et pour intervenir en cas d'urgence (dépêche du 11.09.06).

Créée le 20 décembre 2005, simultanément par l'Assemblée générale et le Conseil de sécurité, la Commission est habilitée à donner un avis à ces deux instances mais aussi au Secrétaire général et aux pays sur le point de sombrer dans un conflit (dépêche- du 23.06.06).

 

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