Centrafrique/Tchad : le Conseil de sécurité autorise le déploiement d&#39une mission préparatoire de l&#39ONU

16 janvier 2007

Par la voie d&#39une déclaration présidentielle, le Conseil de sécurité a autorisé aujourd&#39hui l&#39envoi d&#39une mission de l&#39ONU au Tchad et en République centrafricaine pour évaluer les besoins d&#39une « présence multidimensionnelle » dans ces deux pays, demandant au Secrétaire général de lui rendre compte à la mi-février et l&#39autorisant à déployer une mission préparatoire.

« Le Conseil de sécurité réitère sa préoccupation à l'égard de la poursuite de l'instabilité dans la zone frontalière du Soudan, du Tchad et de la République centrafricaine, et de la menace qu'elle fait peser sur la sécurité de la population civile et la conduite des opérations humanitaires », a déclaré le président du Conseil de sécurité pour le mois de janvier, ambassadeur de la Fédération de Russie, Vitaly Churkin.

Le Conseil était saisi du rapport du Secrétaire général du 22 décembre 2006 (S/2006/1019) contenant des recommandations préliminaires sur le déploiement d'une présence multidisciplinaire des Nations Unies dans l'est du Tchad et le nord-est de la République centrafricaine.

Soulignant que les autorités des deux pays y sont favorables, le Conseil a demandé au Secrétaire général de lui présenter « avant le milieu du mois de février 2007 des recommandations complétées et mises à jour quant à la taille, à la structure et au mandat d'une présence multidimensionnelle des Nations Unies ».

En vue d'accélérer les préparatifs, le Conseil de sécurité a aussi demandé au Secrétaire général de déployer dès que possible une mission préparatoire au Tchad et en République centrafricaine, en consultation avec leurs gouvernements.

Le rapport du Secrétaire général prévoyait deux options : d'abord une mission d'observation qui aurait pour mandat d'observer la situation dans les zones frontalières et assurerait la liaison avec les parties, donnerait l'alerte rapidement et contribuerait à améliorer les conditions de sécurité grâce à des mesures de confiance et de prévention.

Ensuite, une mission d'observation et de protection qui, de taille plus importante, contribuerait à améliorer la sécurité dans la région de la frontière en offrant une certaine protection aux civils qui se trouveraient directement menacés.

Quelle que soit l'option retenue, la mission devrait avoir des composantes politique, civile, militaire, de police, humanitaire, des droits de l'homme et de l'information.

Le Coordonnateur humanitaire des Nations Unies en République centrafricaine, Toby Lanzer, a prévenu aujourd'hui de l'urgence de la situation dans le nord du pays, où près d'un million de personnes ont besoin d'assistance.

 

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