Ban Ki-moon appelle le Myanmar à libérer tous les prisonniers politiques dont Aung San Suu Kyi

8 janvier 2007

Au lendemain de la décision du Myanmar d&#39accorder l&#39amnistie à 2 831 prisonniers dont 40 prisonniers politiques, le Secrétaire général a exhorté aujourd&#39hui les autorités à étendre cette mesure de clémence à « tous les prisonniers politiques du pays, dont Daw Aung San Suu Kyi », symbole de la lutte pour la démocratie dans le pays.

Ban Ki-moon a salué la mesure d'amnistie en date du 3 janvier mais a demandé au gouvernement d'aller au-delà de cette première étape, a indiqué sa porte-parole, Michèle Montas, dans un message publié à New York.

Le Secrétaire général a également demandé au gouvernement de faire des progrès sur « toutes les autres questions soulevées dans le cadre de ses bons offices ».

Le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, Ibrahim Gambari, avait dans le cadre des bons offices du Secrétaire général Kofi Annan effectué une visite de quatre jours au Myanmar du 9 au 12 novembre 2006 (dépêche du 27.11.06).

Il avait alors rencontré des membres du gouvernement ainsi que Aung San Suu Kyi, figure de l'opposition birmane et prix Nobel de la paix, assignée à résidence depuis plus de 15 ans (dépêche du 13.11.06).

Durant son voyage, cinq questions principales avaient été soulevées : « les prisonniers politiques, l'accès humanitaire, un processus politique plus inclusif, l'accès à l'Organisation internationale du travail (OIT) et la cessation des hostilités contre les minorités ethniques ».

Ibrahim Gambari avait effectué une première mission au Myanmar, du 10 au 20 mai, reprenant le dialogue entre le gouvernement birman et les Nations Unies, interrompu pendant deux ans (dépêche du 24.05.06).

A la demande des Etats-Unis, le Conseil de sécurité avait décidé en septembre de mettre le Myanmar à son ordre du jour, en raison du danger qu'il présente pour la sécurité internationale (dépêche du 15.09.06).

 

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