Côte d&#39Ivoire : Kofi Annan préoccupé par l&#39impasse dans le processus de paix

20 décembre 2006

Le Secrétaire général s&#39est déclaré aujourd&#39hui « profondément préoccupé » par la poursuite de l&#39impasse dans le processus de paix en Côte d&#39Ivoire, qui a entrainé une détérioration de la situation politique dans le pays.

Kofi Annan a exhorté le président Gbagbo et le Premier ministre Banny à initier un « dialogue politique continu », avec la participation de tous les dirigeants politiques ivoiriens, afin de trouver un terrain d'entente pour la relance du processus de désarmement, de l'identification de la population et pour la préparation des élections, ainsi que sur d'éventuels arrangements postélectoraux.

« Le peuple ivoirien et la communauté internationale ont investi des efforts considérables dans le processus de paix, comme en témoigne la feuille de route qui s'inspire de plusieurs résolutions du Conseil de sécurité, dont la résolution 1721 (2006), ainsi que des décisions de l'Union africaine », rappelle un message transmis à New York par son porte-parole.

La résolution 1721 adoptée le 1er novembre dernier entérinait un plan de l'Union africaine prévoyant des mesures pour assurer la réalisation du processus de paix et pour organiser des « élections libres, ouvertes, régulières et transparentes dans ce pays d'ici au 31 octobre 2007 ».

Elle accordait au président Laurent Gbagbo « une nouvelle et dernière période de transition n'excédant pas 12 mois ».

Elle prévoyait encore des mesures concrètes dont un programme de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR) et des opérations d'identification de la population et d'enregistrement des électeurs en vue d'établir des listes électorales crédibles.

Elle prévoyait aussi des opérations de désarmement et de démantèlement des milices.

Le Secrétaire général s'est dit « convaincu que la CEDEAO et l'Union africaine feront tout ce qui est en leur pouvoir afin d'aider les dirigeants ivoiriens à relancer le processus de paix de bonne foi ».

Selon la presse, le président Gbagbo a préconisé hier lors d'une intervention télévisée « un dialogue direct avec la rébellion en vue du désarmement et de la réunification du pays » et « la suppression de la zone de confiance », c'est-à-dire la zone tampon qui sépare les belligérants et que contrôlent les casques bleus de l'ONU et les troupes françaises de l'opération Licorne.

 

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