Kofi Annan liste &#39les meilleurs et les pires moments&#39 de ses deux mandats

19 décembre 2006

Interrogé sur « les meilleurs et les pires moments » de ses deux mandats, lors de sa dernière conférence de presse donnée aujourd&#39hui à New York, le Secrétaire général a d&#39abord cité « le travail accompli sur les droits de l&#39homme et l&#39approbation par les Etats membres de la responsabilité de protéger ».

En deuxième lieu, a continué Kofi Annan, « je citerai notre lutte pour l'égalité, notre détermination à faire en sorte que l'inégalité entre Etats et au sein des Etats soit réduite et à faire comprendre qu'un monde où coexistent l'extrême pauvreté et des richesses immenses n'est pas durable ».

« Nous avons mis en place les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), qui sont aujourd'hui notre cadre commun pour le développement », a-t-il rappelé.

Je voudrais aussi citer les travaux sur les maladies infectieuses, du VIH/SIDA à ceux de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la grippe aviaire, a ajouté Kofi Annan.

Troisièmement, le Secrétaire général s'est félicité d'avoir « aussi fait des Nations Unies une organisation travaillant véritablement en partenariat ».

« Parce que depuis le début j'ai compris que nous ne pouvons pas tout faire, et que nous devons savoir ce que nous faisons le mieux et ce que les autres font mieux », a-t-il expliqué.

« J'ai aussi ouvert l'organisation au secteur privé, aux fondations, aux universités et à la société civile, ce qui a permis d'étendre nos activités », a-t-il ajouté.

S'agissant du pire moment, Kofi Annan a cité « bien sûr », « la guerre en Iraq ».

« Nous n'avons pas pu l'arrêter. J'ai vraiment fait tout ce que j'ai pu pour voir si on pouvait l'empêcher », a-t-il affirmé.

« L'autre moment terrible a été la perte de nos collègues à Bagdad, qui a été une souffrance pour nous tous et pour moi personnellement », a-t-il ajouté. « C'étaient plus que des collègues, c'étaient de vrais amis. Je crois que rien ne m'a atteint autant, après la perte de ma s?ur jumelle », a-t-il confié.

Troisième sur la liste des mauvais moments : « Pétrole contre nourriture et la façon dont cela a été exploité pour saper l'Organisation ».

« Oui, il y a eu des cas de mauvaise gestion. Mais lorsque les historiens se pencheront sur les archives, il trouveront que 'oui', il y a eu mauvaise gestion et que plusieurs membres du personnel en ont été responsables, mais que le scandale, s'il y en a eu un, s'est trouvé parmi les capitales et les 2.200 entreprises qui ont passé des contrats avec Saddam dans notre dos », a-t-il expliqué.

« J'espère aussi que les historiens réaliseront que les Nations Unies sont plus que 'Pétrole contre nourriture' », a-t-il ajouté. « Il s'agissait d'un programme très spécial dont nous avons été chargé », a-t-il précisé avant de plaider pour qu'on ne « généralise pas à partir d'un exemple très particulier ».

Les Nations Unies sont les Nations Unies qui ont coordonné les secours après le Tsunami, après le tremblement de terre au Cachemire, les Nations Unies qui ont lutté pour l'égalité et pour la mise en oeuvre des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), celles qui luttent pour la dignité humaine et les droits de tous », a déclaré Kofi Annan.

imageRetransmission de la conférence de presse[66mins]

 

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