L&#39Assemblée générale adopte la Convention sur les droits des personnes handicapées

13 décembre 2006

L&#39Assemblée générale a adopté aujourd&#39hui par consensus la première Convention relative aux droits des personnes handicapées qui a pour objet de « promouvoir, protéger et assurer la pleine et égale jouissance de tous les droits de l&#39homme et de toutes les libertés fondamentales par les personnes handicapées ».

L'Assemblée générale a adopté aujourd'hui par consensus la première Convention relative aux droits des personnes handicapées qui a pour objet de « promouvoir, protéger et assurer la pleine et égale jouissance de tous les droits de l'homme et de toutes les libertés fondamentales par les personnes handicapées ».

Par cette résolution, les États parties s'engagent à garantir et à promouvoir le plein exercice de tous ces droits « sans discrimination d'aucune sorte fondée sur le handicap », notamment en adoptant des lois à cet effet, indique l'article quatre de la Convention relative aux droits des personnes handicapées.

Pour 650 millions de personnes dans le monde affectées par un handicap, cela augure d'une nouvelle ère au cours de laquelle les personnes handicapées ne seront plus soumises à des pratiques et des attitudes discriminatoires qui durent depuis bien trop longtemps, a déclaré le vice-secrétaire général de l'ONU, Mark Malloch Brown.

Mark Malloch Brown a rappelé que « trop souvent les personnes handicapées ont été des objets de gêne et au mieux de condescendance et de charité ».

« Les sociétés ont fait tout ce qu'elles pouvaient pour faire en sorte qu'elles ne soient ni vues ni entendues », a-t-il souligné.

« Nous savons que le changement s'accélère une fois que des lois sont en place. Une fois la Convention adoptée, signée et ratifiée, elle aura un impact sur les législations nationales », a-t-il ajouté.

Cette convention marque une étape en ce qu'elle est « le premier traité sur les droits de l'homme adopté au XXIème siècle, le traité sur les droits de l'homme négocié le plus rapidement et le premier traité à naître d'un lobbying largement mené sur l'Internet ».

La présidente de l'Assemblée générale, Sheikha Haya al-Khalifa, a rappelé que la plupart des handicapés vivent dans les pays en développement.

« Trop souvent, les personnes handicapées ont dû gérer non seulement leur propre handicap mais aussi leur 'invisibilité' relative face à la société et aux preneurs de décision », a-t-elle affirmé.

Sheikha Haya al-Khalifa a aussi souhaité que la convention fournisse un « nouvel élan pour des changements culturels nécessaires dans la façon dont le monde perçoit les handicapés ».

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.