Kofi Annan engage le Conseil des droits de l'homme à renforcer au lieu d&#39affaiblir ses procédures d&#39enquêtes

8 décembre 2006

Le Secrétaire général a appelé aujourd&#39hui le Conseil des droits de l&#39homme à ne pas « affaiblir ou abolir » le dispositif des procédures spéciales sur des catégories de violations spécifiques ou sur la situation de pays précis ainsi qu&#39à élargir ses enquêtes au-delà des violations commises par Israël, alors qu&#39il vient de se saisir de la question du Darfour.

Le Secrétaire général a appelé aujourd'hui le Conseil des droits de l’homme à ne pas « affaiblir ou abolir » le dispositif des procédures spéciales sur des catégories de violations spécifiques ou sur la situation de pays précis ainsi qu'à élargir ses enquêtes au-delà des violations commises par Israël, alors qu'il vient de se saisir de la question du Darfour.

Sommes nous plus certains aujourd'hui qu'il y a 10 ans qu'une organisation intergouvernementale telle que l'ONU peut réellement s'acquitter de la défense des droits de l'homme, s'est interrogé aujourd'hui le Secrétaire général. « Je crains fort qu'il faille répondre non et que les premiers actes du Conseil des droits de l'homme, pour lequel nous avons tous si ardemment lutté, ne soient guère encourageants », a dit le Secrétaire général lors d'une réunion organisée par Human Rights Watch à l'occasion de la Journée internationale des droits de l’homme de l'homme au Time-Warner Center à New York (dépêche du 08.12.06).

« Il est encourageant bien sûr que le Conseil ait maintenant décidé de tenir la semaine prochaine une session extraordinaire sur le Darfour » (dépêche du 30.11.06).

« Envers et contre tout, j'espère qu'il trouvera un moyen efficace de régler ces questions brûlantes », a dit Kofi Annan.

« Je suis préoccupé néanmoins par l'importance disproportionnée qu'il accorde aux violations perpétrées par Israël. Non qu'il faille donner carte blanche à Israël. Loin de là. Mais le Conseil devrait accorder la même attention aux violations graves perpétrées par d'autres États », a-t-il rappelé (dépêche du 29.10.06).

« Je m'inquiète aussi du fait que certains membres du Conseil tentent d'affaiblir ou abolir le dispositif des procédures spéciales, un mécanisme d'enquête indépendante sur des catégories de violations spécifiques ou sur la situation de pays précis », a déploré le Secrétaire général.

« Les procédures spéciales sont le joyau du système. Dans le droit fil de l'action de la Haut-Commissaire aux droits de l'homme et de son équipe, elles fournissent les analyses et les appréciations indépendantes indispensables pour protéger efficacement les droits de l'homme. Elles ne doivent pas être politisées ou soumises au contrôle des gouvernements », a-t-il insisté.

« Face aux violations commises partout dans le monde, le mandat du Conseil devrait au contraire être élargi. Autrement dit, l'examen périodique de la situation des droits de l'homme dans tous les pays, auquel le Conseil va s'atteler l'année prochaine, doit aller au-delà de ce que font déjà les organes conventionnels ».

« Les atteintes aux droits de l'homme ne sont pas des abstractions sur papier. Elles sont commises par des gens réels, contre des victimes réelles, dans des pays précis », a dit Kofi Annan.

Le Secrétaire général a rappelé par ailleurs que le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH), malgré l'accroissement de son budget, était « encore loin d'avoir la capacité d'apporter l'assistance nécessaire ». J'espère que la qualité de son travail convaincra les États Membres d'autoriser de nouveaux accroissements de son budget dans les années à venir.

Le Secrétaire général a aussi déclaré compter sur l'Afrique pour montrer l'exemple, sur le pouvoir croissant des femmes et sur la société civile.

imageRetransmission de la réunion organisée par Human Rights Watch[1h36mins]

 

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