Fidji : le coup d&#39Etat menace le respect des libertés fondamentales, souligne Louise Arbour

6 décembre 2006

Le renversement inconstitutionnel, par la force, du gouvernement librement élu de Fidji soulève de « graves préoccupations concernant la capacité du pays à garantir les droits fondamentaux », a affirmé aujourd&#39hui Louise Arbour, Haut Commissaire aux droits de l&#39homme des Nations Unies.

La Haut Commissaire a rappelé que la Constitution fidjienne de 1997 protégeait les droits de l'homme et les libertés fondamentales, notamment par l'intermédiaire des travaux de la Commission des droits de l'homme de Fidji, indique un communiqué du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) publié à Genève.

« Fidji doit aussi respecter les obligations auxquelles il s'est soumis par la ratification d'un certain nombre de traités internationaux relatif à un large éventail de droits civils, culturels, économiques, politiques et sociaux », a ajouté Louise Arbour.

Ce message intervient au lendemain de la condamnation par le Secrétaire général Kofi Annan du coup d'Etat survenu dans le pays (dépêche du 05.11.06).

Le commandant Frank Bainimarama s'est emparé du contrôle du pays, renversant le Premier ministre Laisenia Qarase.

Dans une déclaration à la presse prononcée la semaine dernière, le Conseil de sécurité s'était dit préoccupé par les agissements du commandant militaire Frank Bainimarama (dépêche du 29.11.06).

Kofi Annan avait encouragé les parties à se réconcilier, soulignant que la crise pourrait nuire à la bonne réputation de cette île du Pacifique sur la scène internationale (dépêche du 29.12.06).

L'île du Pacifique est membre de la nouvelle Commission de consolidation de la paix.

 

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