Ouganda : un Envoyé spécial nommé pour les 'zones les plus touchées' par les rebelles de la LRA

4 décembre 2006

Le Secrétaire général a décidé de nommer aujourd&#39hui Joaquim Chissano, ancien président du Mozambique, au poste d&#39Envoyé spécial pour les zones touchées par l&#39Armée de résistance du Seigneur (LRA) qui a tué des milliers de civils au cours des 20 dernières années et provoqué le déplacement de près de deux millions de personnes dans le nord de l&#39Ouganda.

« Les insurgés de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) ont tué et enlevé des milliers de civils, provoqué le déplacement de plus d'un million et demi de personnes dans le nord de l'Ouganda et gravement entravé les opérations humanitaires au Sud-Soudan », rappelle une lettre du Secrétaire général adressée au président du Conseil de sécurité.

« Leur présence et leurs agissements dans la partie nord-est de la République démocratique du Congo (RDC) font également peser une grave menace sur la sécurité de la population civile et de la région », ajoute la lettre.

Dans le cadre de sa mission de bons offices, le nouvel Envoyé spécial facilitera « la recherche d'une solution politique globale afin de régler les causes profondes du conflit dans le nord de l'Ouganda et de remédier aux conséquences des agissements de la LRA dans la région, y compris en RDC, au Sud-Soudan et dans le nord de l'Ouganda ».

« Compte tenu de la nature indépendante des mécanismes judiciaires, mon Envoyé spécial se tiendra en rapport avec la Cour pénale internationale (CPI), les missions des Nations Unies dans la région des Grands Lacs et les acteurs régionaux qui s'intéressent aux questions relatives à la mise en accusation des dirigeants de la LRA », ajoute la lettre.

Le Conseil de sécurité avait salué récemment l'initiative prise par le gouvernement du Sud-Soudan pour mettre fin au conflit entre le gouvernement ougandais et la LRA (dépêche du 16.09.06).

Les négociations ont notamment conduit à un accord de cessez-le-feu signé le 29 août dernier et renouvelé le 1er novembre.

Le gouvernement ougandais et la LRA avaient signé le 1er novembre une nouvelle trêve selon laquelle la rébellion s'engageait à cantonner ses hommes dans deux camps (Owiny-Ki-Bul et Ri-Kwangba) jusqu'à la conclusion d'un accord de paix destiné à mettre fin à 18 ans de guerre civile.

 

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