Les Nations Unies marquent la Journée mondiale contre le sida

1 décembre 2006

Le Secrétaire général et les agences des Nations Unies ont marqué aujourd&#39hui la Journée mondiale de la lutte contre le sida qui a déjà tué 25 millions de personnes en 25 ans et qui en a infecté 40 millions d&#39autres, devenant la pandémie la plus meurtrière dans l&#39histoire de l&#39humanité.

« Le sida a été cause du recul le plus important qui ait jamais frappé l'histoire du développement humain. Il est, autrement dit, la grande épreuve de notre génération », a déclaré Kofi Annan, dans un message transmis à l'occasion de la Journée mondiale contre le sida qui a pour thème cette année « la responsabilisation ».

Il est désormais la première cause de décès des personnes âgées de 15 à 59 ans. Quelque 2,9 millions de personnes sont mortes de maladies liées au sida en 2006.

« Les derniers chiffres mondiaux sur le sida nous donnent des raisons d'inquiétude mais aussi de l'espoir », a estimé Peter Piot, directeur du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA).

Le nombre des nouvelles infections s'est élevé cette année à 4,3 millions. Mais, entre 2000 et 2005, des déclins de la prévalence du VIH chez les jeunes sont évidents dans plusieurs pays, a fait remarquer Peter Piot.

« En outre, ajoute-t-il, il y a des signes de tendances positives en matière de comportements sexuels parmi les jeunes -- usage accru des préservatifs, début plus tardif de l'activité sexuelle, et diminution du nombre de partenaires sexuels ».

Le directeur de l'ONUSIDA a aussi souligné « un leadership plus puissant et un accroissement des ressources mondiales pour combattre la pandémie » au cours de ces dernières années.

De plus, « la nécessité d'une riposte durable et exceptionnelle a été reconnue et approuvée lors de la Réunion de haut niveau sur le SIDA de l'Assemblée générale des Nations Unies en juin ».

L'Assemblée générale a adopté une résolution engageant la communauté mondiale à accroître ses efforts sur la voie de l'accès universel (dépêche du 02.06.06)

Enfin, l'accès au traitement et à la prise en charge s'est considérablement amélioré.

« Endiguer cette épidémie reste l'un des problèmes de santé publique les plus pressants dans le monde », a déclaré le directeur de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Anders Nordström.

« Notre but demeure d'intensifier l'action internationale afin d'instaurer l'accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et aux services de soutien. Puisque ces dernières années, le nombre de personnes sous traitement en Afrique subsaharienne a été multiplié par dix, nous pouvons y parvenir », a affirmé Anders Nordström.

« L'exemple de l'Afrique subsaharienne montre aussi ce qu'il reste à faire : cette région représente 70 % de la demande de traitement encore non satisfaite », a-t-il ajouté.

« L'épidémie a des effets dévastateurs sur les populations rurales des pays en développement », a par ailleurs souligné l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO)

« Les lourdes pertes en main d'oeuvre agricole dans des pays où la majeure partie de la population vit en milieu rural devraient handicaper pendant des décennies la productivité et la production de l'agriculture de ces pays ainsi que la sécurité alimentaire de leurs habitants tout en aggravant la pauvreté », a expliqué l'agence.

Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance UNICEF a par ailleurs lancé une campagne télé mondiale en collaboration avec le monde du sport pour attirer l'attention des enfants sur la pandémie.

 

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