Kofi Annan demande à la Syrie et à l&#39Iran de promouvoir l&#39unité du Liban

20 novembre 2006

Le Secrétaire général s&#39est entretenu au téléphone samedi avec le président de l&#39Iran Mahmoud Ahmadinejad et avec le président de la Syrie Bashar Al-Assad à propos du Liban qui fait face à une crise politique, après la démission de six ministres du gouvernement libanais, leur demandant de promouvoir l&#39unité du pays.

« Kofi Annan a souligné la nécessité pour les pays de la région en particulier et pour la communauté internationale dans son ensemble de promouvoir la stabilité et l'unité du Liban », indique un message publié depuis la Suisse, où il se trouve.

Le Secrétaire général a également exhorté à « conseiller les parties concernées à faire preuve de patience et à régler leurs différends par la voie du dialogue ».

Depuis le cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël, après l'adoption de la résolution 1701 (2006), le Liban a connu des tensions politiques internes sur la direction du pays.

Selon les informations parues dans la presse, l'alliance du Hezbollah a récemment appelé à la « chute » du cabinet du Premier ministre Fouad Siniora, non favorable à la Syrie, qu'il considère désormais comme inconstitutionne après le retrait des ministres principalement chiites.

Des dissensions sont également apparues alors que le gouvernement libanais devait décider de la création d'un tribunal à caractère international pour juger les responsables de l'attentat qui a causé la mort de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri, le 14 février 2005 (sur le dernier rapport d'enquête (dépêche du 29.09.06).

Le Secrétaire général a salué la décision du Conseil des ministres libanais d'approuver les « projets d'accord et de statut relatifs à la création d'un tribunal à caractère international » comme « une étape importante de la mise en ?uvre du mandat que le Conseil de sécurité a défini dans la résolution 1664 (2006) », le 14 novembre dernier.

Cette décision a été expliquée au Secrétaire général dans une lettre transmise par le Premier ministre libanais, tandis que le président du Liban, Emile Lahoud, considéré comme pro-syrien, faisait parvenir une lettre séparée à Kofi Annan pour lui apporter des observations et pour contester cette initiative.

Le Conseil de sécurité se réunissait ce matin pour des consultations à huis clos sur cette question.

Parallèlement, la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) continue de protester contre les survols de l'armée israélienne sur le territoire libanais, qu'Israël justifie par la nécessité de surveiller les transferts d'armes qui se poursuivraient de la Syrie vers le Liban, à destination du Hezbollah (dépêche du 17.11.06).

 

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