Protestations de la FINUL après 14 violations de l&#39espace aérien libanais par l&#39armée israélienne

17 novembre 2006

La Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) a observé et signalé aujourd&#39hui 14 violations de l&#39espace aérien libanais par l&#39armée israélienne, a rapporté le porte-parole du Secrétaire général.

« Onze d'entre elles ont eu lieu dans la zone d'opération du bataillon français de la FINUL, dans le secteur central », a indiqué le porte-parole, qui a précisé qu'en une occasion « deux F-15 israéliens ont survolé la zone à basse altitude et à grande vitesse ».

« L'unité anti-aérienne du bataillon français a pris des mesures préparatoires pour répondre à ces mesures, conformément aux règles d'engagement de la FINUL et de la résolution 1701 (2006) » - résolution qui avait mis fin au conflit armé entre Israël et le Hezbollah au Liban cet été.

Le major général Alain Pellegrini, commandant de la Force, a émis de fermes protestations auprès des autorités israéliennes, leur demandant d'y mettre fin, a dit le porte-parole.

Ces actions sont inacceptables et violent la résolution 1701 (2006), a dit Alain Pellegrini.

En réponse à une question, le porte-parole a rappelé que les postes militaires de la FINUL étaient clairement marqués et que les pays concernées savaient parfaitement où ils se trouvent, comme c'est le cas pour toutes les missions de maintien de la paix des Nations Unies.

Lors d'une conférence de presse donnée au siège de l'ONU à New York, l'ambassadeur d'Israël a justifié de nouveau ces survols par la nécessité de surveiller les transferts d'armes à destination du Hezbollah.

Le chef de la FINUL a déjà à plusieurs reprises protesté contre les survols en territoire libanais, rappelant que les forces françaises disposaient de batteries antiaériennes dont elles pouvaient se servir en situation d'auto-défense (dépêche du 19.10.06, voir aussi la réaction de la ministre de la Défense de la France dépêche du 20.10.06).

Le Représentant personnel du Secrétaire général pour le Liban, Geir Pedersen, a exprimé aussi sa grave préoccupation, en particulier après un « raid simulé » mené au-dessus des quartiers chiites de Beyrouth à la fin du mois d'octobre (dépêche du 31.10.06).

 

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