HCR : les inondations au Kenya provoquent le déplacement de 78.000 réfugiés

14 novembre 2006

Plus de 78.000 réfugiés Somaliens arrivés ces derniers mois au Kenya pour échapper au conflit dans leur pays ont été obligés de fuir les violentes inondations dans l&#39est du pays, a indiqué aujourd&#39hui le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) qui apporte une aide à plus de 160 000 personnes dans la région.

« Des centaines de réfugiés du camp d'Ifo, le plus touché, ont pu la nuit dernière être déplacés vers des écoles voisines où ils ont trouvé un abri, alors que d'autres réfugiés ont pu s'échapper en montant vers des endroits plus élevés du camp dévasté », a expliqué le porte-parole du HCR, Ron Redmond, lors d'une conférence de presse donnée à Genève.

Les équipes du HCR craignent qu'une grande partie des personnes les plus vulnérables parmi réfugiés vivant dans les camps, les personnes âgées et les malades, aient été laissés dans leurs abris en ruine.

L'agence de l'ONU estime que plus de 90% des 54 000 réfugiés du camp d'Ifo ont été touchés par les inondations alors qu'au Camp de Dagahaley, à quelques 10 kilomètres de là, plus de 80% des 37 000 résidents ont perdu à peu près tous leurs biens et nombre d'entre eux leur maison.

Jusqu'à présent, le camp de réfugiés d'Hagadera, qui est situé plus en hauteur, n'a pas été touché par les inondations.

Plus de 160 000 réfugiés sont actuellement accueillis dans les trois camps de la région de Dadaab.

Le HCR estime que les inondations de cette année sont comparables aux inondations massives après les pluies record d'El Nino en 1997 qui avaient submergé toutes les basses terres de l'est du Kenya.

Dans les camps de réfugiés, des centaines de maisons ont été détruites. Les latrines qui n'ont pas été détruites sont remplies d'eau de pluie, provoquant un sérieux risque pour la santé, particulièrement pour les enfants qui pourraient jouer dans cette eau, prévient le HCR.

Des entrepôts de stockage de nourriture ont également été endommagés. La distribution de rations alimentaires mensuelle prévue pour aujourd'hui pourrait ne pas être possible car beaucoup de centres de distributions demeurent sous l'eau et les réfugiés manquent d'espace pour stocker au sec leurs rations, prévient encore l'agence.

Le HCR fait savoir qu'il organise un pont aérien pour l'approvisionnement essentiel dans les camps. La route utilisée habituellement pour l'approvisionnement reliant Dadaab et la capitale provinciale Garissa a été coupée par les inondations dues aux fortes pluies et ne sera pas utilisable avant que le niveau de l'eau ait baissé.

 

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