Ouganda : Jan Egeland aborde la question humanitaire lors d&#39un face à face avec le chef de la LRA

13 novembre 2006

Jan Egeland, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d&#39urgence de l&#39ONU a rencontré hier le chef de l&#39Armée de résistance du Seigneur (Lord&#39s Resistance Army, LRA) au Sud-Soudan, afin d&#39aborder une série de questions humanitaires et pour faire avancer les pourparlers de paix avec le gouvernement de l&#39Ouganda.

« L'entretien a eu lieu dans une zone du Sud-Soudan près de la frontière avec la République démocratique du Congo (RDC) », a dit le porte-parole du Secrétaire général, Stéphane Dujarric, lors de son point de presse quotidien, au siège de l'ONU, à New York.

L'entretien a duré une demi-heure, en présence du Vice-Président du Sud-Soudan, médiateur en chef des pourparlers de paix, et de membres des équipes de négociation de l'Ouganda et de la LRA.

Jan Egeland a demandé à Joseph Kony de proposer des mesures humanitaires concrètes sur les femmes, les enfants et les non-combattants qui sont actuellement sous la garde de la LRA.

Jan Egeland a indiqué que la direction de la LRA a accepté de donner une réponse dans un mois. La LRA a aussi accepté d'identifier, d'ici au 22 novembre, les malades et les blessés qui ont besoin de soins médicaux.

Selon Jan Egeland, c'est la première fois que la communauté internationale est capable de souligner devant le haut commandement de la LRA et de son chef suprême, l'importance des questions humanitaires. Le Secrétaire général adjoint a aussi réitéré à Joseph Kony l'engagement des Nations Unies à s'investir dans le processus de paix et à acheminer une assistance humanitaire, dont de la nourriture, des médicaments et de l'eau potable, dans les points de rassemblement de la LRA.

L'Armée de résistance du Seigneur (Lord's Resistance Army, LRA) s'est tristement illustrée depuis plus de dix ans pour ses activités sanguinaires dans le nord de l'Ouganda, qui l'ont conduit à enlever des milliers d'enfants et de femmes pour en faire des esclaves sexuels et des enfants-soldats, les poussant à commettre des exactions en premier lieu contre leurs propres familles et à les punir de mutilation en cas de rébellion ou de velléité de quitter le groupe armé.

Les principaux chefs du groupe armé, dont Joseph Kony, son leader charismatique, ont été inculpés par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre.

 

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