Liban : l&#39ONU préoccupée par les survols israéliens sur Beyrouth

31 octobre 2006

Le Représentant personnel du Secrétaire général pour le Liban, Geir Pedersen, a exprimé aujourd&#39hui sa grave préoccupation face aux survols du Liban effectués par l&#39armée israélienne, en particulier après le « raid simulé » mené au-dessus des quartiers chiites de Beyrouth ce matin.

« Le Représentant spécial a rappelé qu'ils constituent une violation de la souveraineté libanaise et, tout particulièrement, de la résolution résolution 1701 (2006) qui a mis fin aux affrontements entre le Hezbollah et Israël au Liban aux mois de juillet et d'août dernier », a rapporté la porte-parole adjointe du Secrétaire général, Marie Okabe, lors de son point de presse quotidien, au siège de l'ONU à New York.

Israël a mené ce mené un raid aérien « simulé » au-dessus des quartiers favorables au Hezbollah de Beyrouth et sur d'autres villes du Sud-Liban, affirmant qu'il poursuivrait ces man?uvres afin de dissuader le groupe armé chiite de réarmer.

Dans son dernier rapport sur la résolution 1559, le Secrétaire général indiquait que « depuis que les hostilités ont cessé au Liban le 14 août », il avait « reçu plusieurs fois des informations selon lesquelles des cargaisons d'armes avaient été interceptées, ce qui semble indiquer que l'embargo sur les armes imposé par la résolution 1701 (2006) n'aurait pas été respecté ».

Kofi Annan déplorait aussi « qu'Israël ait continué à provoquer le Liban en faisant incursion à répétition dans son espace aérien, s'avançant parfois loin et passant le mur du son au dessus d'agglomérations ».

Geir Pedersen a annoncé aujourd'hui que la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) avait signalé près de huit violations de l'espace aérien au cours des deux derniers jours, dans sa zone d'opérations.

Si le Représentant personnel a « salué les efforts de toutes les parties dans la mise en oeuvre de la résolution 1701 au cours des dix dernières semaines », lui-même comme la FINUL ont a plusieurs reprises ces derniers jours exprimé leur préoccupation face à la poursuite des survols aériens.

Le commandant de la FINUL, Alain Pellegrini, avait déjà dit lors d'une conférence de presse à New York que ces violations de l'espace aérien « étaient inacceptables et source de préoccupation » et qu'elles étaient « clairement considérées comme des violations de la résolution 1701 » (dépêche du 19.10.06).

« Elles sont rapportées immédiatement au Secrétaire général et font l'objet de protestations auprès de l'armée israélienne [?]. Pour l'instant nous n'avons pas d'autre moyen d'y faire face que le dialogue et la voie diplomatique », avait-t-il expliqué.

Il a aussi laissé entendre que « le contingent français avait des missiles antiaériens déployés, mais qu'ils avaient une fonction d'auto-défense », par mesure de précaution.

 

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