HCR : les Etats-Unis ouvrent leurs portes à des milliers de réfugiés burundais

19 octobre 2006

Les Etats-Unis ont accepté d&#39interviewer quelque 13 000 Burundais bloqués depuis très longtemps dans les camps de réfugiés en Tanzanie, a affirmé hier l&#39agence des Nations Unies pour les réfugiés qui estime que la majorité d&#39entre eux devrait être acceptée sur le territoire américain.

« La réinstallation concerne des réfugiés qui ont fui le Burundi en 1972, ainsi que leurs descendants. Ils avaient échappé à des massacres généralisés, perpétrés contre des membres de la majorité hutue par le gouvernement dominé par l'ethnie tutsie. 250 000 personnes avaient été tuées, et environ 150 000 avaient fui vers les pays voisins, le Rwanda, l'Ouganda, la Tanzanie et la République Démocratique du Congo », rappelle le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) dans un communiqué publié hier à Genève.

« Les interviews vont être organisées à la fin de ce mois et seront menées dans les camps de Kasulu, Kibondo et Ngara. Les départs vers l'Amérique du Nord devraient commencer l'année prochaine, et ils vont s'étaler sur deux ans, vu le grand nombre de personnes à réinstaller. Le porte-parole adjoint du département d'Etat, Tom Casey, a indiqué mercredi, lors d'une conférence de presse à Washington, que les réfugiés seraient éligibles pour demander la nationalité américaine », indique le HCR.

« La réinstallation du groupe va non seulement représenter une solution durable à ce groupe en particulier, mais va également contribuer à résoudre une des situations de réfugiés les plus prolongées au monde », a déclaré Steven Corliss, délégué par intérim de l'UNHCR à Dar es Salaam.

Il a ajouté que l'agence avait recommandé la réinstallation des Burundais dans le cadre d'efforts pour trouver des solutions durables.

Les Burundais qui ont fui en 1972 vers la Tanzanie étaient considérés comme ayant encore moins de chances réalistes de retour et de réintégration durable au Burundi que ceux qui avaient fui la seconde vague de violence au milieu des années 90. Les exilés de 1972 ont fui leur premier pays d'asile vers la Tanzanie lors d'éruptions de violences dans la région des Grands Lacs dans les années 90.

 

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