Le rétablissement de la confiance internationale, première priorité de Ban Ki-moon

13 octobre 2006

Pour sa première conférence de presse à l&#39ONU en tant que Secrétaire général nommé, Ban Ki-moon a présenté une ébauche de sa vision pour rétablir la confiance au niveau international, réformer le Secrétariat et répondre aux crises les plus urgentes auxquelles il s&#39attellera à partir du 1er janvier prochain.

« J'espère que c'est le début d'une relation fructueuse avec la presse pour les années à venir », a dit Ban Ki-moon à l'ouverture de sa première conférence au siège de l'ONU à New York, à l'issue de la cérémonie d'investiture qui s'est tenue à l'Assemblée générale (dépêche du 13.10.06).

imageRetransmission de la conférence de presse[22mins]

« J'espère que mon discours d'investiture a bien fait comprendre à toutes les parties prenantes qu'en temps que Secrétaire général, je serai très ouvert et désireux de travailler avec elles », a-t-il ajouté.

Ban Ki-moon a identifié trois domaines nécessitant une action concertée : « tout d'abord ramener la confiance entre les parties prenantes ». « L'action de l'ONU a pour fondement la volonté politique des Etats Membres et la volonté politique ne peut être forgée dans une atmosphère de méfiance », a-t-il poursuivi.

« L'actuelle division est préoccupante. En tant que Secrétaire général, j'investirai autant d'énergie que possible à réduire ce fossé », a-t-il dit.

Deuxièmement, il faut poursuivre la réforme de la gestion de l'ONU, « clef de la revitalisation de l'Organisation » pour le XXIème siècle.

Troisième point : rétablir la cohérence et la coordination de l'Organisation. L'ONU a tout simplement trop de mandats pour les ressources limitées qui lui sont allouées, a-t-il souligné.

Ban Ki-moon a souhaité plus d'efficacité au Secrétariat. Interrogé sur ce point, il a insisté sur « une nouvelle culture, un air frais pour que le personnel travaille au plus haut niveau de professionnalisme et d'intégrité et qu'il soit plus responsables face aux Etats Membres et aux partenaires ».

Sur le plan politique, le Secrétaire général désigné a exprimé sa préoccupation face au test mené par la Corée du Nord au début de la semaine. Il a souhaité que le Conseil de sécurité adopte une résolution ferme sur la question.

En réponse à une question, Ban Ki-moon a souligné la différence fondamentale entre les essais de missiles du mois de juillet et le récent essai nucléaire (dépêche du 13.10.06).

Il a aussi cité la question nucléaire iranienne, la crise humanitaire et politique au Darfour, le Moyen-Orient et les conflits en Afrique, outre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et le respect des droits de l'Homme.

Interrogé sur son « optimisme » face à la crise au Moyen-Orient, Ban Ki-moon a rappelé que si ce conflit durait depuis longtemps sans trouver de solution, cela ne l'empêchait de rester optimiste, car c'est le meilleur moyen d'imaginer de nouvelles solutions et d'aborder toutes les parties. « Il faut tout faire pour mettre en oeuvre le plan du Quatuor », a-t-il affirmé.

Interrogé sur sa vision de la diplomatie, le futur Secrétaire général a insisté sur « l'ouverture permanente au dialogue, même en cas de conflit militaire » et même si l'on prend par ailleurs des mesures fermes.

Il a aussi mis l'accent sur l'ouverture à la culture et à l'histoire des autres, pour faire face à l'extrémisme.

Interrogé enfin sur le caractère légitime du Conseil de sécurité, alors que sa nomination avait été décidée par « les cinq membres permanents du Conseil de sécurité », bien qu'elle ait été confirmée par les 192 Etats Membres à l'Assemblée générale, Ban Ki-moon a estimé que « les positions du Conseil de sécurité sur le choix du Secrétaire général avaient de façon générale reflété la volonté des Etats Membres ».

A la question, enfin de savoir quelles étaient ses positions religieuses et la place de la religion dans sa vie, Ban Ki-moon a estimé que tel n'était pas le lieu d'aborder une question personnelle.

 

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