Ouganda : la Coordination humanitaire des Nations Unies apporte un appui financier aux pourparlers de paix avec la LRA

5 octobre 2006

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) lancera demain le Fonds d&#39initiative de Djouba, destiné à faciliter les pourparlers de paix entre le gouvernement de l&#39Ouganda et la milice de l&#39Armée de résistance du Seigneur, avec une dotation de 4,8 millions de dollars.

« Ce Fonds, aux côtés des financements apportés par les Gouvernements du Sud-Soudan et de l'Ouganda, doit aussi appuyer l'Équipe de surveillance de la cessation des hostilités, signée le 26 août dernier », indique un communiqué d'OCHA publié aujourd'hui à New York.

Du personnel d'OCHA et du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) sont sur place pour offrir un appui technique à l'équipe de médiation.

Les Nations Unies soutiennent fermement le processus de paix de Djouba, a assuré Jan Egeland, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence de l'ONU.

« Un conflit qui perdure depuis 20 ans ne peut être résolu en 24 heures », a reconnu Jan Egeland, en appelant les parties à faire preuve de patience pour assurer le succès des négociations.

« L'initiative d'OCHA vient à une étape critique des pourparlers de paix, qui se tiennent depuis le début de l'année à Djouba au Soudan. Malgré le climat de tension, aucun combat n'a eu lieu et la LRA est restée à la table des négociations », souligne le communiqué.

L'Équipe de surveillance de la cessation des hostilités a tout de même dû mener une enquête à Owiny-ki-Bul où, selon certaines allégations, les membres de la LRA se seraient dispersés en petits groupes par crainte d'une attaque des Forces de défense de l'Ouganda. L'Équipe de surveillance devrait présenter son rapport aujourd'hui à Djouba, affirme OCHA.

La Coordination humanitaire rappelle que les perspectives de paix dans le Nord de l'Ouganda n'ont jamais été aussi prometteuses. « Depuis les pourparlers de paix, la sécurité s'est améliorée substantiellement et le nombre des personnes qui quittent leurs villages pour se réfugier pendant la nuit est tombée de 40 000, l'année dernière, à 10 000 aujourd'hui ».

Cette initiative fait suite à une visite du Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires dans la région, en Ouganda mais aussi au Sud-Soudan dont le gouvernement soutient le processus de paix.

C'est aussi au Sud-Soudan que sont actuellement regroupés les membres de la LRA, qui s'est illustrée depuis 15 ans pour ses activités sanguinaires dans le nord de l'Ouganda, notamment en enlevant près de 15.000 enfants pour en faire des machines à tuer (dépêche du 15.09.06 et dépêche du 12.09.06).

Lors de sa visite, Jan Egeland avait notamment essayé d'intercéder auprès de Vincent Otti, le numéro deux de la LRA, inculpé par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité, afin d'obtenir, sans succès, la libération des femmes et enfants kidnappés.

 

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