Guinée : le HCR met fin à ses opérations dans la région de Kissidougou

29 septembre 2006

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a annoncé aujourd&#39hui qu&#39il fermerait demain son bureau de Kissidougou, en Guinée, après 18 ans de présence dans la région pour aider des milliers de personnes qui fuyaient pour échapper aux guerres civiles dans les pays voisins en Sierra Leone et au Libéria.

« Nous avons ouvert notre premier bureau dans cette zone en 1989 – initialement pour huit ans dans la ville de Guékédou, près des frontières avec la Sierra Leone et le Libéria. En décembre 1997, le bureau avait dû être transféré à Kissidougou, à environ 80 kilomètres au nord, pour des raisons de sécurité », a rappelé Jennifer Pagonis porte-parole du (HCR), lors d'une conférence de presse donnée à Genève.

La décision du HCR est principalement due à la réussite de l'opération de rapatriement des réfugiés libériens, a-t-elle ajouté.

« Entre mars 2005 et septembre 2006, l'agence a rapatrié 16.000 réfugiés libériens parmi les 18.000 vivant dans la région de Kissidougou », a précisé la porte-parole.

« Les 2.000 réfugiés libériens restants, qui ne pouvaient rentrer ou qui ne le voulaient pas, ont été transférés ce mois ci à Kouankan, près de la ville de Nzérékoré dans le sud-est de Guinée », a-t-elle encore dit.

Avec plus de 41.000 retours assistés vers le Libéria, l'opération du HCR en Guinée est en tête de la liste des pays de l'Afrique de l'ouest impliqués dans l'opération de rapatriement des Libériens, qui a ramené chez eux, depuis octobre 2004, plus de 90.000 Libériens.

La fermeture du bureau de Kissidougou va permettre au HCR de rationaliser et consolider son budget et ses ressources humaines en Guinée.

Ce pays accueille toujours quelque 39.000 réfugiés, dont plus de 30.000 Libériens. Le reste est originaire de Sierra Leone et de Côte d'Ivoire. La majorité des réfugiés restants vit dans les camps situés près de la frontière avec la Sierra Leone, le Libéria et la Côte d'Ivoire. Quelque 9.000 autres sont dispersés dans la capitale de Guinée, Conakry.

 

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