Fin du débat d&#39ouverture de la 61e session de l&#39Assemblée générale

28 septembre 2006

Le débat général de la 61e session de l&#39Assemblée générale qui s&#39est achevé hier aura mis en lumière de vifs appels en faveur des objectifs internationaux pour le développement, notamment les Objectifs du millénaire (OMD), et pour sortir de l&#39impasse des négociations internationales commerciales après l&#39échec du cycle de Doha.

Dressant le bilan des quelque deux semaines de débat, auquel ont participé 193 représentants d'États membres et observateurs, dont 55 chefs d'État et 19 chefs de gouvernement, la présidente de l'Assemblée générale, Sheikha Haya de Bahreïn, a souligné hier l'attachement de la communauté internationale à l'éradication de l'extrême pauvreté, en particulier à la lumière des tendances contraires observées en Afrique.

Certains États ont souligné le besoin d'examiner les méthodes novatrices de financement de l'agenda pour le développement, notamment les contributions du secteur privé, souligne un communiqué de l'ONU publié hier à New York.

Sheikha Haya s'est félicitée d'avoir vu les chefs d'État et de gouvernement mettre l'accent sur le thème de la 61e session, à savoir la « mise en ?uvre d'un partenariat mondial pour le développement ».

Les États membres, a-t-elle encore affirmé, ont salué les réalisations de la 60e session de l'Assemblée générale, notamment la création de la Commission de consolidation de la paix, du Conseil des droits de l'homme et du Fonds central d'urgence.

Le rôle des Nations Unies dans la lutte contre le fléau du terrorisme a également été réaffirmé, tandis que la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies a été accueillie favorablement. De même, un engagement fort a été exprimé en faveur de la mise en ?uvre de la Stratégie et de la conclusion des négociations sur une convention générale sur le terrorisme international (dépêche du 08.09.06).

Selon la présidente, les États membres ont souhaité davantage de progrès dans la réforme du Secrétariat et de l'administration, y compris la réforme au niveau des mandats. La réforme du Conseil de sécurité, le renforcement du Conseil économique et social (ECOSOC) et la revitalisation de l'Assemblée générale ont été, en outre, largement débattus.

Les États membres ont également demandé à ce que les Nations Unies jouent un rôle plus dynamique, tant dans la prévention que dans la résolution des conflits, mettant l'accent sur la nécessité d'arriver à une solution juste et durable de la situation au Moyen-Orient et au règlement de la situation au Darfour.

Un appel a été lancé pour que les Nations Unies assurent un rôle de prévention dans les nettoyages ethniques, les tueries massives et les génocides.

La dégradation de l'environnement, les changements climatiques, le VIH/sida et les autres maladies infectieuses, l'égalité des sexes et l'éducation pour tous ont aussi été mis en exergue tout au long du débat général.

Le débat général aura surtout été marqué par le discours d'ouverture du Secrétaire général, Kofi Annan, le dernier de son double mandat. Dans son intervention, longuement et fortement applaudie, M. Annan a en particulier plaidé en faveur d'une Organisation des Nations Unies apte à « apporter des solutions à ce monde divisé » (dépêche du 19.09.06).

Voir sur le site de l'ONU, la page consacrée au débat général

 

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