Ouganda : Jan Egeland se félicite de l&#39amélioration de la situation

15 septembre 2006

A l&#39issue d&#39une tournée de l&#39Afrique des Grands Lacs, le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires, Jan Egeland, a estimé aujourd&#39hui devant le Conseil de sécurité que la situation en Ouganda était plus prometteuse qu&#39il y a quelques années.

« Nous pouvons constater des améliorations sur presque tous les indicateurs », a affirmé le Secrétaire général adjoint devant le Conseil de sécurité réuni en séance publique sur la situation humanitaire en Afrique.

Jan Egeland faisait le bilan de la tournée qu'il a effectué la semaine dernière en Afrique au cours de laquelle il s'est rendu en République démocratique du Congo (RDC), en Ouganda et à Juba au Sud Soudan pour suivre les négociations de paix en cours entre le gouvernement ougandais et l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) (dépêche du 15.09.06, dépêche du 12.09.06, dépêche du 07.09.06).

Depuis le début des négociations de Juba qui ont commencé plus tôt dans l'année, « la sécurité s'est grandement améliorée, nous permettant de faire beaucoup plus sur le front humanitaire », a indiqué le Secrétaire général adjoint.

« Nous pouvons maintenant atteindre 54 des 102 camps de déplacés sans escorte militaire », a-t-il précisé.

« J'ai pu passer une nuit dans une hutte avec une famille dans le camp d'Opit, quelque chose que le personnel de l'ONU n'a pas pu faire pendant des années » en raison des forts risques d'enlèvement, a-t-il ajouté.

« Nous profiterons de ce meilleur environnement sécuritaire pour continuer d'améliorer la situation des personnes déplacées et pour préparer le retour de plus de 1,5 millions de personnes », a-t-il encore dit.

Le gouvernement devra, selon le Secrétaire général adjoint, améliorer les services publics dans le nord du pays, particulièrement en matière d'éducation et de santé, avec le retour des enseignants et du personnel médical.

La communauté internationale, a-t-il ajouté, devra faire les investissements nécessaires de la paix et tenir le gouvernement responsable d'un processus de réconciliation authentique.

En conclusion, M. Egeland a estimé, qu'aujourd'hui, se présentait la meilleure chance pour parvenir à la paix dans le nord de l'Ouganda. L'intérêt du Conseil sur cette question a été un facteur essentiel, a-t-il noté, dans les progrès obtenus à ce stade. Le Conseil devrait maintenant montrer son soutien aux pourparlers et encourager le gouvernement et la LRA à parvenir à un accord définitif.

Le Secrétaire général adjoint a confié qu'il avait été très « sceptique » lorsque les pourparlers ont commencé sous les auspices du Soudan, lors d'une conférence de presse donnée à l'issue de la réunion du Conseil. « Personne n'y croyait », a-t-il ajouté.

« Il y a maintenant un accord de cessation des hostilités » signé le 29 août dernier, a-t-il souligné (dépêche du 29.09.06).

Mais Jan Egeland a insisté sur l'importance capitale de ne pas relâcher les efforts de démobilisation et de réinsertion des miliciens. De façon très pragmatique, il a rappelé que les membres de la LRA se rassemblaient pour la première fois au Sud-Soudan pour les consultations sur le processus de paix.

« Il faut tout faire pour qu'ils y restent, qu'ils passent leur temps à manger des conserves et à regarder des vidéos, plutôt qu'ils ne retournent à leur vie de pillage », a dit le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires.

 

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