Le déploiement d&#39une importante force internationale au Liban devrait permettre le retrait d&#39Israël, selon Kofi Annan

5 septembre 2006

Le déploiement conjoint des forces libanaises et des troupes des Nations Unies au sud du Liban - 21 000 hommes avant la mi-septembre - devrait permettre un retrait d&#39Israël de la région, a estimé hier le Secrétaire général lors d&#39une conférence de presse donnée en Arabie saoudite, dans le cadre d&#39une tournée au Moyen-Orient.

« Je m'attends à ce qu'avant la mi-septembre, nous ayons une force internationale d'environ 5 000 hommes sur le terrain, déployée avec 16 000 soldats libanais dans le sud », a déclaré le Secrétaire général lors d'une conférence de presse donnée à Jeddah avec le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie Saoudite, le Prince Saud Al-Faisal.

« Avec une telle force sur le terrain déployée avant le mi-septembre, Israël devrait être en mesure de retirer complètement ses forces », a-t-il ajouté.

Le Secrétaire général a souligné que le retrait des forces israéliennes était essentiel à la stabilité régionale.

« Tant qu'ils seront au Sud Liban, certains libanais considèreront, à juste titre, cette présence comme une occupation et il pourrait y avoir un mauvais calcul ou un accident sur le terrain. Il nous faut par conséquent une situation claire par un retrait total des Israéliens et une prise de contrôle du territoire par les forces internationales et les forces libanaises », a-t-il estimé.

« Ce qui est important, c'est que la cessation des hostilités, déclarée le 14 août dernier, tient globalement », a-t-il ajouté, précisant qu'elle restait « fragile » et qu'il fallait avancer « aussi vite que possible pour la consolider ».

Kofi Annan a en outre insisté sur la nécessité de régler les problèmes fondamentaux de la région, à savoir la question palestinienne, la délimitation des frontières libanaises, notamment la zone des fermes de Cheeba, et la levée du blocus imposé par Israël au Liban.

« J'ai moi-même constamment exhorté Israël à lever son blocus et j'espère que ce sera fait au plus tôt », a-t-il affirmé, réitérant cet appel formulé tout au long de sa tournée au Moyen-Orient qui l'a mené au Liban, en Israël, en Palestine, en Jordanie, en Syrie, en Iran et au Qatar.

Lors d'une conférence de presse donnée auparavant au Qatar, en compagnie du ministre des Affaires étrangères du pays, le Cheik Hamad bin Jassem bin Jabr Al-Thani, le Secrétaire général avait déclaré qu'il quittait la région « convaincu que le Liban était engagé sérieusement dans la pleine application de la résolution ».

« Israël m'a donné la même assurance et dans les capitales que j'ai visitées, de la Syrie à Téhéran, et maintenant ici, tout le monde soutient la résolution » 1701 du Conseil de sécurité qui constitue une nouvelle feuille de route pour le Moyen-Orient, avait ajouté Kofi Annan.

Le Secrétaire général de l'ONU poursuit sa tournée avec des visites en Egypte et en Turquie.

 

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